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De nos jours, à Paris, Marie-Lou, directrice d'EPHAD, met en place dans son établissement l'Humanitude, une méthode de soin des personnes atteintes de déficience cognitive basée sur le regard, le toucher et la verticalité Cette mise en place nécessitant plus de personnel et plus d'argent, elle est confronté à des réticences. Un jour, elle rencontre Mari, une metteuse en scène atteinte d'un cancer en phase terminale. L'amitié des deux femmes va les aider mutuellement.
Le film prône la bienveillance dans les rapports humains quels qu'ils soient avec pour point d'orgue celle à apporter aux personnes souffrant d'Alzeimer mais aussi, en filigrane les autistes ou plus simplement ses collègues de travail. Dans sa démonstration, Hamaguchi fait une critique argumentée et très claire du capitalisme.
Son scénario est cependant trop didactique répétant et allongeant les scènes de formation ou de mise en place de l'Humanitude, celles de démonstration des (dys)fonctionnements du capitalisme et celles de la pièce de théâtre de Mari. C'est le point faible du film. D'une durée de 3h16, avec un montage plus strict, il aurait pu éviter ce qui peut-être ressentie comme des répétitions. Pourtant, on ne s'ennuie jamais vraiment. La singularité du sujet et la façon dont le scénario chemine captent notre attention. Les comédiens nous emportent aussi dans ce récit et on retrouve avec plaisir dans des rôles secondaires Marie Bunel, Sephora Pondi et Jean-Charles Clichet. Formellement, le film impressionne avec ses longs plans séquence.
Quant aux deux interprètes principales, parlant toutes les deux alternativement en français et en japonais, Virginie Effira et Tao Okamoto sont toutes les deux parfaites. Elles ont reçu à Cannes 2026 le Prix d'interprétation féminine.