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Lise Tanquerelle renverse avec sa R5, Antoine Lemercier, professeur de grec et vieille connaissance perdu de vue depuis plusieurs années. Il s'immisce dans la vie agitée de Lise, commissaire de police.

Des premiers rôles cultes, Annie Girardot et Philippe Noiret, des seconds rôles géniaux, Roger Dumas, Paulette Dubosc, Hubert Deschamps, Guy Marchand, Georges Wilson, Raymond Gérôme, Catherine Alric, des dialogues de Michel Audiard, une BO de Georges Delerue et le sens du récit et de la mise en scène rythmée de De Broca font de cette comédie policière un des délices du cinéma français des années 70. Et la scène de poursuite la plus drôle.

Date de sortie en salle : 1978

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1939, à Varsovie, dans un théâtre, des comédiens répètent une pièce satirique sur Hitler. 

Entre comédie et thriller, To be or not to be célèbre la supériorité de l'art sur la guerre, la grandeur des des artistes face aux dictateurs. L'art comme arme contre la haine à l'image de la tirade de Shylock dans le Marchand de Venise de Shakespeare qu'un comédien rêve d'interpréter sur scène et qu'il finira par interpréter face aux hommes du Führer : "Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourrons-nous pas ? Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons nous pas ?"

Jack Benny, Robert Stack, tout jeune, sont excellents. A leurs côtés, Carole Lombart est impériale. Ce sera son dernier film. Un très grand film.

Date de sortie : 1942

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Le théâtre Bastille accueille jusqu'au 31 octobre, le Tartuffe de Gwénael Morin créé en 2009 dans le cadre du "théâtre permanent" aux Laboratoires d'Aubervilliers.

Comme souvent chez Morin, le décor est quasi inexistant et les comédiens jouent sans costume. Tout est dans le jeu, la mise en scène virile et minutieusement chorégraphiée et la subtile réinterprétation de l’œuvre classique qui sous la scénographie de Morin et le jeu des comédiens révéle une parfaite modernité.

Depuis l'école, on savait les pièces de Molière plutôt drôles mais cet humour grinçant nous semblait d'un autre temps.

Morin accentue quelques traits, coupe quelques scènes sans toutefois dénaturer le propos principal. Il transforme, par exemple, la romantique et soumise Marianne en gourde irrésistible de drôlerie, insiste sur le caractère incestueux d'Orgon, surjoue la scène de séduction piège d' Elmire, fait de Damis un ado révolté. Et puis, Morin ose supprimer le happy end tiré par les cheveux et un rien lénifiant écrit par Molière, et permet à la pièce d'assumer jusqu'au bout son propos. Ainsi, l’irrésistible drôlerie de la pièce et sa modernité éclatent.

Bien sûr Morin convoque sur scène ses merveilleux comédiens et on retrouve ici Julian Eggerickx, Barbara Jund, Renaud Béchet, Ulysse Pujat et Grégoire Monsaingeon, tous magnifiques. Morin a juste la mauvaise idée d'interprété lui-même le rôle de Cléante. Et c'est sans doute le seul reproche qu'on pourrait lui faire. Gwénael Morin n'est pas très bon comédien ou en tout cas n'est pas à la hauteur de sa formidable troupe. Si ses idées de mise en scène et de réécriture son admirables, il est dommage qu'il joue. Mais, face à tant de réussite ceci n'est qu'anecdote.

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