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affiche-Yves-Saint-Laurent_le-film_2014.jpgLe film pourrait s'appeler "Pierre Niney, moi, Saint-Laurent" tant l'incarnation est bluffante et le film décevant au regard de ce prodige. Le récit est, assez prévisiblement d'ailleurs, mal tenu. Comment raconter le génie et la complexité d'un tel artiste en 1h40 ? Comment assumer les impasses, comment limiter l'effet sketch dans la succession des instants clés de la vie de Saint-Laurent ? Il eut fallut être un autre génie pour y parvenir. Jalil L'expert, malgré son évident enthousiasme, n'en est pas un. Bien qu'il dise avoir réduit son champs d'action à l'histoire d'amour qui unissait Yves Saint-Laurent à Pierre Bergé, il est dépassé par l'ampleur du personnage et de son monde. Du coup, il ne tient pas son sujet central et se disperse. Après une première partie bien tenue, il survole tout en un effet zapping qui tient le spectateur à distance, loin du coeur et des tripes de l'artiste, du monde et de la mode.

Autres déceptions du film : sa mise en images et l'utilisation d'une voix off. Le directeur de la photo devait avoir la tête ailleurs. Mais pour un film sur un amoureux de la lumiere et des couleurs c est dommage. Quant à la voix off, celle d'un Pierre Bergé contant son amoureux, l'effet romanesque sans doute recherché ne fonctionne pas. Tout semble sans souffle.

Si Lespert n'est pas un grand cinéaste, il a en revanche le sens du casting et celui de la direction des acteurs sur lesquels le film semble émotionnellement tout miser. Pierre Niney est donc impressionnant accompagné par un Guillaume Gallienne parfait (et une Charlotte Le Bon lumineuse). Ils apportent l'envolée qui manque à la réalisation du film.

Tout comme La Môme, film imparfait, fascine par la prestation de Marion Cotillard, Yves Saint-Laurent vaut pour la prestation du duo issu de la Comédie française. Cela ne suffit pas à en faire un grand film. 

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Le-Majordome-www.zabouille.over-blog.com.jpg Aux Etats-Unis, dans les années 20, Cecil Gaines est esclave dans une plantation de coton. Quelques années plus tard, alors qu'il a fuit le sud et la ségrégation, il est engagé comme majordome à la Maison Blanche.

Le film tente, à travers l'histoire de son héros, de raconter celle des Etats-Unis. Kennedy, Martin Luther King, les Black Panthères, la guerre du Vietnam, le Watergate vus par le petit bout de la lorgnette c'est sympathique mais pas très intéressant.

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Belle-et-Sebastien---zabouille.over-blog.com.jpg Nicolas Vannier nous présente un remake d'une de nos plus tendres séries d'enfance. Crime de lèse majesté. Aussitôt, nous revient en mémoire la beauté et l'espièglerie du jeune Mehdi El Glaoui mais aussi le visage de Cécile Aubry, l'auteur-réalisatrice de cette histoire fusionnelle entre un petit garçon et un énorme chien nounours. C'est elle qui en introduction nous contait l'histoire de Sébastien. 

 Réfractaires donc, on craignait le pire. Et curieusement, même si le contexte historique n'est pas vraiment identique, même si on retrouve Mehdi sous les traits d'André, un "vieux d'au moins 50 ans", même si nous n'avons plus la capacité d'émerveillement de notre enfance, on marche à fond. On dévore les magnifiques paysages de montagne, on rêve de pouvoir passer la main dans la fourrure de Belle et on voudrait consoler le nouveau petit Sébastien.

Notre coeur d'enfant prend le dessus sur notre cynisme. 

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A Marseille, sur le vieux port, César tient le Bar de la marine avec son fils Marius. Marius est tiraillé entre la douce Fanny qui n'a d'yeux que pour lui et l'appel de la mer.

Daniel Auteuil adapte le roman de Pagnol sans créativité. Le film est desservi par une esthétique grossière. Jamais décors de cinéma n'ont autant semblé être en carton pâte et le choix du filtre jaune n'aide pas à donner plus de réalisme au film. L'accent des comédiens semblent excessif et ne convainc pas. Les comédiens assez mal dirigés n'ont pas le bon rythme, au point qu'on entend très mal la prose de l'écrivain. Ce qui neutralise les effets comiques, comme les moments d'émotion. La partie de cartes est un ratage complet, expédiée, mal interprétée, mal réalisée.

Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin et Raphaël Personnaz, pourtant excellents comédiens, ne touchent ici pas souvent justes.

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Vallotton-Grand-Palais-www.zabouille.over-blog.com.jpgFélix Vallotton est un peintre de la fin du 19e et du début du 20e siècle difficilement classable dans un style pictural bien qu'il fut, un temps, proche de Vuillard et Bonnard (les nabis). Sa peinture présente de grands aplats de couleurs vives dans une simplification des espaces et dans des perspectives faussées. Il en ressort souvent une certaine agressivité, un malaise, une froideur.

Le Grand Palais propose un vaste tour d'horizon du travail du peintre dans sa grande diversité. On y trouve de beaux portraits, une série mythologique satirique assez moche, des nus peints sans concession et de belles scènes de vie domestique. Les sujets de ses peintures présentent une mysoginie pathologique. Les gravures qui ont fait la notoriété de Vallotton de son vivant sont aussi représentées. Très graphiques, elles montrent l'engagement politique du peintre en un trait simple et précis.

La variété des styles du peintre nous entraîne de l'admiration à la détestation tout au long de l'exposition, balayant toute indifférence donc.

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