<< < 1 2 3

La-porte-d-a-cote.jpegElle est psy et pas très marrante, il est chef de produit et de nature joyeuse. Ils sont voisins. Ils se détestent ou peut-être pas...

L'histoire n'est pas originale, d'ailleurs les personnages l'avouent eux-mêmes en préambule. On connaît la fin avant même que la pièce commence. Alors, immédiatement, on mise tout sur l'auteur, le metteur en scène et les comédiens pour qu'ils fassent de cette non-intrigue un bon moment quand même.

La mise en scène se veut épurée, moderne avec mouvement des décors face au public et utilisation de la vidéo. L'auteur (qu'on a connu mieux inspiré pour Cravate Club) tente l'originalité par le préambule inattendu, des personnages qui s'adressent directement au public, jusqu'à une petite mise en abîme. Malheureusement, cela ne suffit pas à combler le manque de surprise. Car lorsque les comédiens s'adressent au public c'est pour décrire ce qui se passe sur scène telles des discalies sans regard particulier, les portraits des personnages sont tirés à gros traits, la mise en abîme s'arrête sitôt commencée. L'auteur a tendance à étirer les scènes notamment celles présentant l'utilisation d'un site de rencontre. Les saynètes qui constituent la pièce sont du déjà vu. Tout à chacun aurait pu les proposer à l'exception de quelques, trop rares, répliques aussi cinglantes que drôles. Il est vrai qu'elles sont servies par un duo d'acteurs épatants. Edouard Baer est désopilant sans en faire des tonnes. Emmanuelle Devos, dans le rôle ingrat de l'emmerdeuse, tient sa partition de mains de maître. Ce sont eux deux qui sauvent notre soirée et nous poussent au final à une certaine indulgence.

Voir les commentaires

Grand-Budapest-hotel.jpg 

Gustave H, concierge du Grand Budapest Hôtel et séducteur patenté de ses richissimes clientes veillissantes, est accusé du meurtre de Madame D. Assisté du fidèle Zéro Moustafa, garçon d'ascenseur, il tente de se disculper et de démasquer le coupable.

On retrouve dans Grand Budapest Hôtel, l'univers déjanté et féérique de Wes Anderson. Les décors regorgent de couleur et sont d'une impressionnante et réjouissante minutie. La mise en scène suit le rythme enlevé de cette histoire cartonnesque.

La distribution Hollywoodienne, proche du clin d'oeil, ajoute à la fantaisie du propos. Ralph Fiennes et Tony Revolori sont excellents.

Voir les commentaires

DES-JOURNEES-ENTIERES-DANS-LES-ARBRES Paris, Jacques accueille sa mère qui vient des colonies pour lui rendre visite. Cette mère possessive et exaltée tente de convaincre un fils, mauvais garçon et tire au flanc, de venir vivre avec elle dans les colonies et de profiter de la fortune que leur rapporte leur usine du bout du monde. 

Fanny Ardant, incandescente, est parfaite dans le rôle de cette mère passionnée et versatile. La comédienne donne à son jeu toutes les nuances nécessaires à l'incarnation de ce personnage borderline.

Malheureusement, sur scène personne n'est vraiment à la hauteur pour lui donner la réplique. Nicolas Duvauchelle manque cruellement de finesse et de diversité dans son jeu. Ses déplacements semblent mêmes approximatifs. Agathe Bonitzer souffre des mêmes maux. Elle est d'une raideur qui empêche toute émotion de naître de son personnage. Ils semblent avoir été abandonnés sur scène sans intention et direction de jeu.

La mise en scène est d'ailleurs d'une grande lourdeur. Et d'une façon générale, la pièce manque de finesse et d'émotion. Thierry Kliffa semble avoir tout misé sur la présence de Fanny Ardant. Ce n'est aimable ni pour elle, ni pour les spectateurs.

On aurait tant voulu aimer l'association de ses trois comédiens. C'est dommage.

Voir les commentaires

La-grande-bellezza.jpg A Rome, Jep Gambardella, sexagénaire mondain, se sent las et s'ennuie. Il pose sur les riches romains qu'il fréquente un regard caustique et désabusé. Se laissant aller aux regrets et à la nostalgie, il part en quête d'authenticité.

Ces 2h20 passées dans le règne des apparences et des faux semblants pourraient paraître prétentieuses et sans intérêt. Mais le personnage principal est merveilleusement incarné par Toni Servillo qui le rend paradoxalement sympathique. De plus les images sont magnifiques, la réalisation pleine de surprises et l'habillage sonore soigné. L'hommage à Rome et à l'art italien est d'autant plus beau qu'il est entouré du clinquant du néant. Le retour à l'essentiel d'autant plus touchant qu'il est parsemé d'humour et d'idées loufoques.

Une belle surprise.

Date de sortie en salle : 22 mai 2013

Date de sortie en DVD : 5 février 2014

Voir les commentaires

P1060353.JPG Le 104 accueille la 4ième édition de Circulation(s). Ce festival présente le travail de 40 photographes Européens en devenir. Le nombre d'artistes exposé offre une diversité de sujets et de techniques intéressantes, dans laquelle on trouve facilement plusieurs chaussures à son pied.

Voici une petite sélection d'artistes :

Elena Chernyshova présente "Jours de Nuit - Nuits de jour" dont le thême est la vie quotidienne des habitants de Norilsk, ville minière au nord du cercle polaire, 7ième ville la plus polluée au monde. Une vie où les températures peuvent descendre à - 50° et où il fait une nuit totale durant 2 mois par an.

Elena-Chernyshova.jpg

Bruno Fert présente "Absents", des photographies prises dans les villages Palestiniens d'Israël fuit par leurs habitants. Villages fantômes en ruine.

Bruno-Fert-2-copie-1.jpg

Erica Nyholm dans "A Room Of One's Own" met en scène ses souvenirs d'enfance.

Erica Nyholm

Christiane Seiffert fait sans nul doute la proposition la plus drôle de l'exposition. Son travail consiste à reproduire des cartes postales à l'aide de son corps et d'accessoires du quotidien. On peut trouver ça tout à fait idiot mais la succession des oeuvres accentue l'effet comique. Au final : irresistible.

Christiane-Seiffert-2.jpg Christiane Seiffert 5

Christiane Seiffert 3 Christiane Seiffert

Christiane Seiffert 1 Christiane Seiffert 7

Voir les commentaires

<< < 1 2 3
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog