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Bande-de-filles-www.zabouille.over-blog.com-copie-1.jpgMarieme, jeune fille de 16 ans plutôt effacée, vit en banlieue parisienne. Ses résultats scolaires l'a mènent vers un CAP qu'elle refuse, son frère la surveille et le garçon qui lui plait ne la voit pas. Lorsqu'elle intègre une bande de filles, sa vie prend un tout autre chemin.

Céline Sciamma poursuit son étude de l'adolescence et ses portraits de jeunes qui suivent leur instinct là où il les guide. Cette fois, il est question de jeunes filles d'origine culturelles africaines vivant en banlieue parisienne. Deux données qui complexifient un peu plus un âge difficile. Dans un univers où tout est question de domination morale et physique, le danger est partout et chaque action est un défi, un dépassement de soi.

On retrouve la belle réalisation de Céline Sciamma, son efficacité pour dire beaucoup dans des scènes courtes. On retrouve un peu moins son sens du récit et sa capacité à mener son film à l'essentiel sans détour. L'ensemble est un peu long et alambiqué. Mais la grâce est là, dans les images et la beauté des interprètes.

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Barbapapa---www.zabouille.over-blog.com.jpgTalus Taylor, génial créateur de Barbapapa, est décédé ce 19 février. Son personnage, inspiré de la sucrerie de nos fêtes foraines, a pris vie dans des livres en 1970 avant d'être transposé en dessin-animé quatre ans plus tard.

Le plaisir de cette création, à l'heure des manifs anti "mariage pour tous" fréquentées par des hordes de familles flanelle et des lancés de bananes, réside dans sa subversivité aux airs de ne pas y toucher. Une série animée mettant en scène une famille dont le père, Barbapapa, est rose, la mère, barbamama, noire, et les enfants de toutes les couleurs de l'arc en ciel, transgresse tous les modèles qu'une certaine bien pensance autorise. Que ces personnages se transforment à volonté, en objet ou animal, courts, longs, carrés, minces, gros ou ronds, ajoute à leur liberté sans limite.

Culte.

 

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Adele-Haenel---www.zabouille.over-blog.com.jpgA tout juste 26 ans, Adéle Haenel impressionne par la force de sa présence à l'écran, ses qualités de jeu et par l'excellence dont elle fait preuve et dont elle s'entoure depuis ses débuts.

C'est à 13 ans qu'Adele Haenel fait ses premiers pas au cinéma aux côtés de Vincent Rottiers. 5 ans plus tard, l'excellente réalisatrice Céline Sciamma fait appel à sa belle carrure de nageuse pour "Naissance des pieuvres" où le talent d'Adéle explose aux yeux du plus grand nombre pour la première fois. Nomination aux Césars comme Espoir. Les tournages se suivent et quatre ans plus tard on la retrouve impressionnante dans "l'Apollonide" de l'excellent Bertrand Bonello. Nouvelle nomination aux Césars comme Espoir. Autres tournages, puis la voilà en frangine de l'excellente Sara Forestier dans "Suzanne". César du meilleur second rôle féminin. Elle enchaine avec "L'homme qu'on aimait trop" de l'excellent André Techiné. Elle y est parfaite de fragilité dans le rôle de la jeune héritière un peu paumée face à la fortune de sa mère l'excellente Catherine Deneuve. Puis vient "Les combattants", film révélation de 2014, présenté à la Caméra d'Or à Cannes. Adéle reçoit le César de la meilleure comédienne, le film celui de la meilleure première oeuvre et le partenaire de jeu d'Adéle, le César du meilleur jeune espoir. L'excellent Kevin Azaïs, frêre de l'excellent Vincent Rottiers. De l'excellence donc dedans et tout autour.

 

 

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