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Le Goût des Merveilles d'Éric Besnard

Alors qu'elle rentre du marché où elle vend le fruit de ses récoltes, Louise percute avec sa voiture un homme qui s'avère étrange.

Le Goût des Merveilles est une comédie romantique sympathique. Le film pose sur le syndrome d'Asperger un regard bienveillant qui donne à cette histoire un angle de vue poétique rafraîchissant. Le charme de Virginie Efira agit toujours autant. Et ses deux partenaires pensionnaires de la Comédie Française, Hervé Pierre et Benjamin Laverhne, sont parfaits.

Date de sortie en salle : 16. décembre 2015

Date de sortie en DVD : 19 avril 2016

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Festival Circulation(s) au 104

Pour la 6e année consécutive, le 104 accueille le festival de la jeune photographie Européenne. Près de 50 photographes sont exposés dans le dispositif habituel, sur des panneaux dans la halle Aubervilliers et et sur les murs de trois ateliers. La sélection fait la part belle au conceptuel, laissant un peu sur leur faim les simples amoureux du beau. Ci-dessous, cinq artistes qui ont retenu notre attention.

Aglae Bory - Série Mers intérieures. Ses photos d'hommes et de femmes faces à la mer, regardant l'horizon, à la lumière de la fin du jour, comme un espoir qui s'éteint, résonnent particulièrement en ces temps où les réfugiés se comptent en centaines de milliers.

David Hornillos - Médiodia. Un mur de briques oranges capturent les passants hommes ou animaux, et le spectateur de ces photos. Hypnotique.

Yoann Cimier - Nomad's Land. L'été, sur les plages de Tunisie, les tunisiens se posent sur le sable avec d'étranges installations faites d'objets et de matériaux de récupération. Cocasse.

Esther Hovers - False Positive. S'inspirant des caméras de surveillance censées identifier les personnes aux comportements suspects, Esther Bory composent des scènes de rue mettant en situation des personnages adoptant huit de ces comportements. Sensations étranges.

Vilma Pimenoff - 21st Century Still Life". A la manière des grands peintres de la renaissance, Vilma Pimenoff présente des natures mortes à la durée de vie infinie car réalisées avec de la toile cirée. Photos belles et bluffantes.

Laurent Kronental - Souvenir d'un futur. Ses photos des grands ensembles d'Ile de France, considérés comme avant gardistes à l'époque de leur construction, et de leurs habitants les plus âgés donnent à réfléchir sur le temps qui passe et sur la notion de futurisme et de modernité.

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Dans les années 50, dans une petite ville perdue d'Australie, une jeune femme belle et moderne revient de Paris pour officiellement rendre visite à sa mère souffrante.

Inspiré du roman de Rosalie Ham, le film navigue entre drame romanesque et comédie fantasque. La première heure qui adopte en majorité le ton de la fantaisie fonctionne très bien. La réalisation et les idées de mise en scène sont efficaces, les portraits des protagonistes cocasses. Kate Winslett est évidemment parfaite et Liam Hemsworth particulièrement agréable à regarder. Dans les 45 dernières minutes, la réalisatrice semble perdre le contrôle de son film en basculant dans le drame sans abandonner tout à fait le burlesque. Le récit et les intentions s'eparpillent. Dommage.

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Old Times au théâtre de l'Atelier

Dans leur maison de la campagne anglaise, Deeley et Kate s'apprêtent à recevoir Anna, une amie d'enfance que Kate n'a pas revue depuis 20 ans.

La pièce d'Harold Pinter n'est pas simple à comprendre. Les situations et dialogues à double sens se succèdent donnant place à toutes les interprétations possibles. On peut aimer ou totalement détester se laisser conter une histoire à laquelle on ne comprend rien, mais, si en plus, le récitant n'y met pas le bon ton, on tombe vite dans le néant absolu. Benoit Girod, metteur en scène, est le conteur qui à l'Atelier n'a pas su laissé s'installer de climat dans cette curieuse histoire. Aucune montée en puissance, peu d'étrangeté, aucune angoisse. A force de trop vouloir en faire, il a totalement supprimé tout intérêt à l'intrigue. Les vidéos projetées sur le rideau, les personnages qui entonnent la chansonnette, le paysage de mer en fond de plateau... le kitsch est partout jusque dans les déplacements des comédiens sur scène. Ils semblent empruntés dans leurs mouvements, surjouant. On est désolés pour ces trois grands interprètes qui méritaient mieux.

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Dans les années 60, Brian Wilson, leader des Beach Boys, est au sommet de sa gloire.

Le film fait le portrait du chanteur et songwriter en se concentrant sur deux périodes de sa vie. En 1966, Briian Wilson en a marre des chansons de surfeurs qui ont fait le succès de son groupe et se lance dans la composition de l'album Pet sounds.contre l'avis de son père violent et abusif. Dans les années 90, Brian rencontre Melinda Ledbetter qui l'aidera à se défaire de l'emprise du Docteur Eugène Landy.

Le choix de dessiner le portrait de l'homme à travers ses deux périodes permet de rentrer au plus  près de sa personnalité et de comprendre l'impact majeur qu'a eu son entourage sur sa santé mentale, et sa santé mentale sur ses compositions. L' idée de confier le rôle de Brian Wilson a deux comédiens, Paul Dano et John Cusak, tous deux très bons sert aussi parfaitement le portrait.

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