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Un + Une de Claude Lelouch

Antoine, célèbre compositeur, se rend en Inde pour enregistrer la musique du film "Juliette et Roméo".

Les films de Claude Lelouch ressemblent trop souvent à une vaste blague. Une sorte de grand n'importe quoi, qui n'a pas peur du ridicule, qui aligne les clichés et mise tout sur le charme de ses comédiens. Souvent laissés en roue libre, ils sont les acteurs de numéros mal dialogués et mal dirigés. Un + Une en est un très bel exemple. Ici aussi, les échanges semblent interminables faits de dialogues sans intérêt tant dans le fond que dans la forme. Le montage intègre des images de la population indienne au milieu de ces scènes de dialogues insignifiants. Sans doute pour donner un semblant de sens et de spiritualité à tout ce rien. Mais c'est une Inde de guides touristiques, d'occidentaux en mal d'exotisme. On écoute les diplomates et touristes commenter la culture et les coutumes locales mais à aucun moment on entend la voix des indiens. Au point que cela en devient dérangeant. Une histoire niaise, mal dialoguée, pas très bien filmée d'occidentaux ayant des problèmes de riches dans un des pays les plus pauvres mais culturellement les plus riches de la planète. Affligeant.

Alors, pourquoi continuer à regarder les films de Lelouch ? Peut-être dans l'espoir d'y retrouver la grâce qui règne dans " La Bonne Année ".

Date de sortie en salle : 9 décembre 2015

Date de sortie en DVD : 9 avril 2016

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A Perfect Day de Fernando León de Aranoa

Dans les années 90, en Yougoslavie, pendant la guerre, un groupe d'humanitaires tente d'évacuer d'un puit le corps d'un homme mort. Si le corps n'est pas retiré rapidement, il contaminera définitivement le seul point d'eau encore accessible aux populations de la région.

Cette mission est le prétexte pour témoigner des difficultés que rencontrent les humanitaires pour travailler en temps de guerre. Face aux menaces des acteurs du conflit, à l'inertie des casques bleus ou à l'absurdité des règles militaires qu'impose l'ONU, ils se retrouvent souvent seuls pour aider les populations civiles. Ce qui fait toute la qualité du film c'est le traitement choisi par Fernando Leon Aranoa : entre témoignage réaliste et comédie. Il plonge ses héros dans les situations les plus dramatiques mais aussi les plus incongrues, ce qui donne des dialogues et des scènes assez cocasses. Tourner ainsi en dérision des situations d'une aberration à pleurer donne encore plus de force au film. Tim Robbins est particulièrement drôle dans le rôle de l'humanitaire déjanté. Beniccio del Toro en baroudeur qui en a vu d'autres, et Mélanie Thierry, en jeune oie blanche, sont parfaits. A voir.

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