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Anna et Adam, jeune couple de parisiens de confession juive, partent en Pologne pour commémorer le 75e anniversaire de la destruction d'un village juif, village auquel la famille d'Adam est liée. Anna espère retrouver elle aussi un peu de l'histoire de sa famille.

Cette comédie dramatique ni drôle, ni émouvante, est interprétée par des acteurs en roue libre. Même Judith Chemla, dont le talent ne fait aucun doute, peine à donner consistance à son personnage proche de l'hystérie. Seule Brigitte Rouan tire son  épingle du jeu.

La réalisation approximative ne laisse aucune chance aux moments qui pourraient être drôles de l'être et agit de la même façon sur les moments d'émotion possible. La photographie est fade, la mise en scène inexistante. Le récit enchaine les scènes-sketch qui ne disent rien si ce n'est que les polonais sont des antisémites alcooliques et que Cracovie est le Disneyland de l'antisémitisme. Un peu juste pour un sujet aussi sensible.

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Jeff Costello, tueur à gage, tue le patron d'une boîte de jazz. Rapidement, la police le soupçonne et le mystérieux commanditaire du meurtre tente de l'assassiner.

Le Samouraï est un bien étrange film de gangsters. Pas un seul dialogue pendant les 20 premières minutes et très peu le reste du temps, Le calme règne sauf peut-être chez les policiers. Esthétiquement, tout est particulièrement soigné. Le film est en couleurs mais c'est à peine si l'on s'en rend compte. L'histoire évolue dans un monde assez éloigné du Paris des années 60. Melville aime le romanesque. Il habille ses personnages des années 60 comme des gangsters des années 30 et les filme dans ses studios du XIIIe arrondissement de Paris. Tout est décor et ça se voit particulièrement dans la tanière du samouraï et Melville le dévoile quasiment dans le plan final. Cela fonctionne parfaitement dans cette curieuse histoire. La photographie est également très belle. Le récit se déploie avec précision. Les personnages sont particulièrement bien dessinés. Intrigants, on se demande sans cesse si Jeff doit s'en méfier. Le duel Delon-François Perrier (excellent également) fonctionne à plein. 

Jeff Costello est un des grands rôles de Delon. Taiseux, calme, méticuleux et solitaire, il correspond sans doute à l'image que ce fait Alain Delon de l'Homme avec un grand H.

Année de sortie : 1967

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Elle est secrétaire d'État et se présente à la présidence des États-Unis. Elle engage un ami d'enfance, journaliste au chômage, pour écrire ses discours.

Tout est totalement incohérent et idiot, parsemé de propos vulgaires et de blagues scatologiques. Une insulte à l'intelligence du spectateur.

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Ki-Woo est embauché par la fortunée famille Park comme professeur particulier d'anglais de leur fille. Rapidement, Ki-Woo parvient à faire entrer anonymement sa sœur et ses parents au service des Park.

Formellement, le film séduit d'emblée, très belle photo, mise en scène précise, réalisation  soignée. Le récit particulièrement original enchaîne les événements imaginatifs avec fluidité, sans temps morts.

Cette satire de la Corée du Sud, de sa fracture sociale, de sa fascination pour les Etats-Unis et de sa misère cachée dans les sous-sols, mixe les tonalités, à la fois drôle, grinçante et violente.

Une très méritée Palme d'or.

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Manu, pilote casse cou et Roland, mécano ingénieux, voient leur projet de passer en avion sous L'Arc de Triomphe, leur tentative de record de vitesse en dragster et la martingale de Roland à la roulette échouer. Pour se remettre, ils partent à la recherche d'un trésor enfoui.

L'effet spécial des paysages qui défilent avec Delon aux commandes de l'avion a bien vieilli, tout comme la scène de bagarre ou celles d'euphorie dans le hangar ou sur le bateau. Le récit accuse pas mal de baisse de régime, beaucoup de scènes sont trop longues.

Mais, le film fonctionne pour le charme de ses personnages aventuriers et sentimentaux. Le couple Delon-Ventura est irrésistible, tout comme le personnage de l'artiste féminine, façon Niki de Saint Phalle, interprété par Joanna Shimkus, ainsi que celui du jeune guide joué par Jean Falloux. La musique de François de Roubaix est la cerise sur le gâteau.

Date de sortie 1967

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