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Pour son 4ieme spectacle et en 70 minutes chrono, Camille Chamoux s'attaque à la course après le temps, course accentuée par une société où tout va de plus en plus vite.

S'appuyant sur des penseurs tendance (Proust, Epicure, Boris Vian, Ferré, Michel Ange... ) et sur les angoisses de son fils de 5 ans, Camille Chamoux dissèque les manies, agacements, phobies... créés par notre monde moderne, Ubérisé, Wazisé, minuté.

L'ensemble est, comme chaque fois chez Camille Chamoux, intelligement écrit, parcouru de messages féministes, de citations percutantes et de puchline personnelle. La mise en scène de Vincent Dedienne sert parfaitement le texte que la comédienne interprète avec la juste folie propice au rire.

A voir au théâtre du Petit-Saint Martin du mercredi au samedi à 20h30.

Lire l'article sur le spectacle "Esprit de contradiction" de Camille Chamoux.

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La nouvelle création de Joël Pommerat traite de la construction à l'âge de l'adolescence dans un monde futuriste proche où la violence domine, où la question du genre revient sans cesse, où les parents démissionnent, où les enfants le sont de moins en moins longtemps, où les machines se substituent aux éducateurs, où les robots ont pris place dans nos vies... A travers une dizaine de scènes déroutantes, Pommerat nous laisse entrevoir de multiples lectures. Tout en nous interrogeant sans cesse sur la teneur de ses messages, "Contes et légendes" nous emporte à chaque tableau dans un nouvel intrigant récit.

Sur la forme, l'extrême sobriété de la scénographie accompagne parfaitement l'excellence des jeunes comédiennes. La qualité de l'interprétation sert au plus juste l'angoisse, la violence, l'émotion sans que le rire ne quitte jamais vraiment la scène.

Pommerat nous offre une fois encore une expérience théâtrale remarquable.  En jouant à la fois sur le rire et le drame, il nous invite à nous questionner sur l'avenir annoncé à nos enfants par cette étrange société.

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Un démarrage un peu poussif - un nouveau spectacle tous les 3 ans par besoin... d'argent, son rapport au public, un hommage au sketch Les organes de Roland Magdane, les américains, les smartphones confisqués à l'entrée du spectacle - jusqu'à une séquence très réussi sur Ikéa "Prendre le raccourci chez Ikea c'est comme prendre une salade au Mc Do, ça n'a aucun sens.", puis sur les femmes vs les hommes, les moches vs les belles, les pas harcelables.... et un recoup de mou - les noms de marques, les applications et les réseaux sociaux la cigarette électronique, son inaptitude au monde actuel, l'âge, la mort... Pourtant, le sourire ne nous quitte jamais vraiment... Jusqu'à une réjouissante interprétation de la femme qui ne ment pas où le rire franc revient suivi du descriptif hilarant d'une procession funèbre dans les rues de Paris.

Ce spectacle à l'écriture moins percutante qu'à l'habitude confirme l'exceptionnel pouvoir comique du jeu de Florence Foresti, à la gestuelle et aux bruitages magiques.

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Marie, Bertrand et Christine vivent dans le même lotissement et sont devenus amis en manifestant en Gilets Jaunes sur un rond-point. Tous les trois se retrouvent en délicate situation, prisonniers des pièges de notre société menée par l'intelligence artificielle et la sur-consommation.

Le film débute par une liste à la Prévert de tous les travers et les conséquences de la consommation et la digitalisation à outrance : intrusion dans nos vies privées, notation de tout et de tous, déshumanisation des contacts, abandon par les services publics des territoires, le harcèlement scolaire, la faillite par crédit à la (sur)consommation, l'addiction aux séries, l'uberisation, la destruction de l'environnement, l'intelligence Artificielle.. Les situations et les dialogues percutants sont très drôles même s'ils mettent en lumière une réalité terrifiante. Les deux réalisateurs pointent le doigt sur les multiples travers de notre société de façon appuyée ou rapide. Il faut rester attentif pour tout percevoir. Même si le film perd en efficacité dans le développement des histoires des trois protagonistes, l'ensemble reste bien vu. Et si certains jugeront cela facile, l'exercice reste utile pour nous rappeler, s'il le fallait, la folie qui mène notre petit monde. Au casting, Blanche Gardin, Denis Podalydes, Corinne Masiero, Vincent Lacoste, Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde... sont parfaits.

 

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