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Jérémy, trentenaire, voit sa carrière de comédien stagner et sa vie amoureuse battre de l'aile. Il part dans le Limousin se ressourcer chez sa mère.

Nicolas Maury incarne cet adulescent de façon très maniérée classant d'emblée son personnage dans la catégorie des attachiants, touchant et agaçant successivement. Si les quelques moments d'humour allègent un peu l'effet irritant, son personnage, de tous les plans, aurait gagné à être scruter en scènes moins étirées. Les seconds rôles, Nathalie Baye, en premier lieu, mais aussi Arnaud Valois ou Laure Calamy, excellente en réalisatrice au bord de la crise de nerf, interviennent comme une respiration, nous libérant, un peu, de ce nombrilisme.

Le récit que Nicolas Maury, qui se filme sous tous les angles pendant 1h50, nous propose, est un peu trop limité pour passionner vraiment.

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Suze, atteinte d'une maladie grave, cherche l'enfant qu'elle a abandonné à la naissance. 

Depuis 9 mois ferme, Albert Dupontel fait, avec bonheur, cohabiter burlesque, férocité, tendresse et un 1er degré qui n'avaient pas leur place dans ses premiers films plus caustiques.

Ici, Dupontel affiche plus encore ce 1er degré et une forme de naïveté qui chez un autre glisserait dans la niaiserie. Le mordant, le sens du burlesque, l'écriture serrée, la mise en scène précise et l'élégance des interprètes sauve cette fable de cet écueil.

Dans un récit sombre et émouvant qu'il.parvieny à rendre drôle et d'un grand romanesque,  Dupontel dénonce, la souffrance au travail - ses trois héros souffrent de maux nés de leur activité professionnelle -, les lourdeurs administrative, le jeunisme, le tout numérique qui isole et surveille, les violences policières...

Virginie Efira, dans un rôle casse-gueule à souhait, est parfaite de nuances, Dupontel excelle dans le rôle du monsieur tout le monde prit dans la tourmente et Nicolas Marié brille une fois encore dans le décalage.

Le film le plus amer de Dupontel.

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Pendant le confinement, Jacques Weber a réuni François Morel, François Marthouret, Christine Murillo, Catherine Ferran, lui-même et les marquantes Stéphane Caillard et Audrey Bonnet dans le théâtre de l'Atelier pour proposer une version télévisée d'Oncle Vania de Tchekhov.

Sur la scène, dans la salle et les coulisses du théâtre, la caméra suit les comédiens qui présentent une réécriture moderne de l'oeuvre, qui déçoit un peu. Est-ce la réalisation très prégnante, est-ce la simplification du texte...  toujours est-il que le souffle romanesque, la force de la mélancolie Tchekovienne n'affleurent que trop peu.

A voir sur www.francetv.fr jusqu'au 28 mai. 2021

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Jean-François Sivadier met en scène les répétitions de La Traviata de Verdi. Metteur en scène passionné et au bord de la crise de nerfs, chef d'orchestre péremptoire, ténor perché, divas capricieuses, assistante désabusée... tous s'affairent dans cette création, le public représentant les choristes et l'orchestre (muets) de la troupe.

Sivadier montre la création au travail avec l'engagement qu'elle commande, sa passion, sa folie, son incongruité, les angoisses et prétentions de chacun.... Le spectacle de ces répétitions très drôle présente aussi de beaux moments d'émotion et d'hommage à l'art théâtrale. Les comédiens, Nicolas Bouchaud, Marie Caries, Charlotte Clamens, Vincent Guedon, Nadia Vonderheyden et JF Sivadier sont excellents.

France 5 propose, jusqu'au 22 mai, sur le site www.francetv.fr, une captation vidéo très réussie (réalisée par Philippe Beziat).

 

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