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Fin des années 40, sur une plage bretonne, Madeleine fait la connaissance de François. Elle est la mère de Daniel, un petit garçon et serveuse dans un hôtel-restaurant. Lui est un riche étudiant qui traine les séquelles d'une polyo.

Katell Quillévéré prend comme point de départ l'histoire de sa grand-mère, qui a rencontré son mari sur une plage bretonne alors qu'elle avait déjà eu un enfant avec un soldat allemand. Pour la suite de l'histoire la réalisatrice imagine.

Le scénario adopte le parti pris d'ouvrir le film avec des images d'archives de femmes tondues et molestées à la Libération. La violence des images permet d'appréhender le traumatisme de Madeleine.

Pour la suite, la réalisatrice imagine. Ainsi, François a aussi son secret. Mais cela n'altère pas la puissance des liens qui les unissent, au contraire au fil des ans et des évènements, leur amour se renforce. Seul le regard de Daniel vient se poser comme une condamnation. Face aux arrangements du couple, il semble le seul a vraiment souffrir

En s'égarant à mi-temps, plus encore dans son dernier quart d'heure et basculant dans le mauvais goût dans son image finale, le film laisse une impression mitigée.

Demeure la prestation de Vincent Lacoste qui impressionne particulièrement. Anaïs Demoustier est également très bien.

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Louis travaille dans un cabinet d'avocats où il est totalement ignoré par tous. Lorsqu'il annonce au travail qu'il a un cancer, il entre au centre des attentions. Mais le diagnostic s'inverse et Louis n'ose pas le dire.

Le scénario brasse de nombreux sujets, sur différentes tonalités. Ce trop plein perturbe la lecture et la clarté du propos. Ainsi, le film tient surtout par la qualité de ses interprètes. En tête, Vincent Dedienne est parfait en mec trop sympa, seul et un peu déconnecté. Son rythme particulier fonctionne très bien dans cet univers décalé. Il est à la fois drôle et émouvant. A ses côtés, Rudy Milstein, Clémence Poesy, Rabah Naït Oufella, Sam Karmann et Isabelle Nanty sont excellents également. Géraldine Nakache est aussi très bien mais son rôle outré séduit moins.

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Chez Marion Mezadorian ce qui interpelle d'emblée c'est ce petit quelque chose de la grande Michèle Bernier que l'on perçoit dans son jeu et dans son écriture. C'est un compliment. Et cette proximité est une force qui nous attache immédiatement à la comédienne, qui donne envie de la découvrir.

Marion Mezadorian conte des tranches de vie, alternant récit et incarnation avec fluidité et une grande maitrise du jeu. Sa vie parisienne et sa famille arménienne sont au coeur du spectacle. Son père et sa grand-mère sont ainsi de sacrés personnages, tout comme Geoffrey l'avocat, l'agente artistique, Martin 4 ans, Leslie la copine parisienne, Josie la perdrix...

Marion Mezadorian les incarne tous. C'est tendre et très drôle.

A voir en replay sur France.tv

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