Un cinéaste, aujourd'hui aveugle, nous fait le récit de son histoire d'amour romanesque et tragique avec la maîtresse d'un riche homme d'affaires.

Dans Étreintes Brisées, il est bien sûr question de cinéma, le cinéaste tournant un film avec sa bien aimée. Un film dans le film. Beau terrain de jeu pour un cinéaste. Et curieusement, Almodovar filme toutes les scènes de cinéma avec un immobilisme tel qu'on y voit du théâtre. La construction du récit est assez poussive. L'ensemble est lent et s'étire dans la longueur (2h09).

Malgré de nombreux éléments intéressants et même réjouissants, le film est suranné, tant dans sa réalisation que dans sa palette de couleurs, ses décors. Ce kitschissisme est génial quand il est accompagné de l'humour et de l' autodérision d' Almodovar. Sans, on n'est pas loin de tomber dans le ridicule. Étreintes brisées manque cruellement d'humour à l'exception des cinq dernières minutes absolument irrésistibles. Cinq minutes consacrées au film dans le film. Un auto-hommage à "Femmes au bord de la crise de nerf". Drôle, pétillant, un brin grossier et vif.
 

 

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commentaires
L
Mais finalement pourquoi ne pas avoir été voir Millénium???On se demande...C'est vrai que le Dav a aimé alors qu'Almodovar, hein?!
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