SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 15:29

alex-lutz.jpgCe qu'on retient avant tout, à la sortie du spectacle de Lutz, c'est la virtuosité du comédien. On reste épaté devant son talent d'incarnation. Ses personnages, une adolescente en crise, une vendeuse maniérée, un vieil homme branlant, un directeur de casting infect, un régisseur un peu trop détendu..., même déjà vu ailleurs sont magnifiés ici par la précision de l'interprétation. Son Karl Lagerfeld, en chevalier du moyen-age, est particulièrement saisissant.

Ensuite, on apprécie sa capacité à jouer des situations borderline avec une distinction qui semble pouvoir laisser tout passer. L'acteur porno qui gère son agenda comme un artisan lambda en est une parfaite illustration. Le décalage est hilarant.

Aussi, on apprécie une certaine profondeur dans des sketchs à priori inoffensifs tels le sketch sur la vulgarité, celle portée par des expressions toutes faites dont on a oublié le sens premier et l'enchaînement direct sur un sketch moquant un SDF.

On rit beaucoup et si tous les sketchs ne sont pas d'égale qualité, on y trouve toujours son compte ne serait ce qu'en admirant l'exceptionnelle dextérité du comédien. A voir sans attendre. 

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