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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 23:09

Laurence-anyways--httpzabouille.over-blog.com.jpgLaurence, professeur de littérature à Montréal, annonce à Fred, sa petite amie, qu’il veut devenir une femme. Dans un premier temps, Fred tente d’accompagner Laurence dans cette transformation. Face aux préjugés de leur entourage et au rejet de la société, leur couple se débat et se déchire.


Vous l'aurez compris le sujet, complexe et intriguant, n'est pas forcément des plus légers. Il aurait demandé un peu plus d'approfondissement, de finesse, de modestie et de maturité dans son traitement.

Car Dolan n'échappe pas à son goût pour une mise en scène de film de pub ou de vidéo clip. Son "Laurence Anyways" est fait d'une succession de "coups esthétiques" pour sonner branché, ou créer une émotion pour le moins préfabriquée.Tout est très artificiel, jusqu'aux dialogues souvent lourdingues.A tel point qu'on perd vite tout intérêt et sympathie pour les personnages (Melvil Poupaud et Suzanne Clément).

Aussi, autre faiblesse du film, dont la durée (2h39) laissait pourtant largement le temps d'aborder le sujet à fond, est que Dolan ne traite (et encore le verbe "traiter" est ambitieux...) que de l'impact psychologique et sentimental sur l'histoire d'amour des deux héros. Les effets physiques qu'engendre cette transformation ne sont pas évoqués ou sont expédiés en une réplique. Comme si les changements anatomiques ne créaient aucune difficulté chez le héros et n'avaient pas vraiment de conséquence sur sa vie de couple. En revanche, Dolan s'appesantit sur les jupes, les talons hauts et le maquillage, sur l'apparence donc comme la société qui rejette Laurence.

 

 

Date de sortie en salle : 18 juillet 2012

Date de sortie du DVD : 21 novembre 2012


 

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