SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 16:05

une-puce.jpgDeux murs gris, une porte, une fenêtre, deux chaises. Guillaume Gallienne et Catherine Sauval engoncés dans leur collerette.

Nous sommes en Angleterre, au 17ième siècle. La peste régne à Londres. Le couple Snelgrave est enfermé chez lui, condamné à la quarantaine depuis que tous les domestiques sont morts touchés par l'épidémie. Quand deux inconnus, un marin et une fillette d'aristocrate, se réfugient dans la maison, la quarantaine est prolongée de 28 jours.

 

Dans "Une puce, épargnez-la", tout est austère ou presque. Le décor, les costumes d'époque, la scénographie qui coupe chaque scène de noirs habillés d'un clavecin glaçant, le sujet et son contexte.

Seulement, les comédiens sont formidables. L'écriture est agréable, assez belle. Quelques bons mots font sourire, l'incongruité des échanges intrigue et cette austèrité au final interpelle. Si le propos ne passionne pas tout à fait, il ne crée pas non plus l'ennui.

Pas inoubliable, mais pas si mal.

 

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