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musique

Olivier Libaux  (Nouvelle Vague, c'est lui) a écrit est composé « Imbécile » un album concept dans la pure tradition de la chanson française.
Cet album conte une conversation chantée par quatre amis autour d'un diner. Sur le disque, Philippe Katerine ('Fernand'), Helena Noguerra ('Hélène'), Barbara Carlotti ('Thérèse') et JP Nataf ('René') interprètent les bonheurs et les désillusions des convives, à travers des textes désuets et ironiques, sur de jolies mélodies légères.

Les 5 et 6 novembre dernier, cet album scénarisé prenait du relief sur la scène du Café de la Danse. Barbara Carlotti, JP Nataf y reprenaient leur rôle tandis que Bertrand Belin et Armelle (de Holden) remplaçaient Katerine et Noguerra.

Des dialogues ont été écrits pour donner corps à l'histoire et justifier l'existence des chansons faisant de ce concert une pièce de théâtre chantée. Les quatre chanteurs s'amusent beaucoup dans la peau de ces personnages affectés. Certes ils ne jouent pas très justes, ne sont pas toujours bien en place, mais après tout la comédie n'est pas leur métier. Et curieusement, ces imperfections de jeu siéent parfaitement à l'ambiance désuète et légère des chansons, et amplifient un peu plus, le bonheur simple et le sourire créés par cet ovni musical.

Côté musique, c'est la joie de retrouver le terriblement séduisant Bertrand Belin et son irrésistible voix grave, c'est la découverte d'un JP Nataf survolté aux déhanchements surprenants, c'est une première rencontre un peu fade avec Armelle et surtout c'est le plaisir d'entendre à nouveau en Live la voix renversante de Barbara Carlotti, porteuse d'une émotion toujours renouvelée.

*Imbécile devrait être à nouveau proposé sous sa forme "jouée" aux Printemps de Bourges 2008"

 

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Bat For Lashes en concert au Trabendo, c'est pas de décor, peu de lumière, une mise en scène inexistence et un curieux attelage de trois nanas musiciennes  virtuoses, so british, très petit doigt levé, extrêmement décalées et drôles. A la tête de cette étrange diligence, Natasha Kahn, anglaise-Pakistanaise, au look de squaw.
Simplicité donc comme pour laisser toute la place à la musique de Fur and Gold, premier album du groupe. Il est vrai que les (géniales) compositions de Natasha Kahn sont plutôt sophistiquées, et que la richesse des orchestrations n'a pas besoin d'emballage supplémentaire. Associées à la voix aérienne de Natasha, elles suffisent à nous ennivrer et à nous emmener dans de lointains voyages.
Difficile d'en dire plus, la magie ne s'opérant qu'au son du groupe, je ne peux que vous conseiller d'acheter le CD et de courir aux concerts.


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Après une prestation remarquée au Festival de Jazz de Saint Germain, Terez Montcalm a investi l'Européen, archi-bondé et largement acquis à sa cause.
En tant que digne chanteuse Québequoise, Terez Montcalm est particulièrement sympathique, conviviale et bonne copine. Aidée par une salle à l'infrastructure particulièrement confortable, elle a rapidement installé une ambiance bon enfant. Sa voix rauque, apprèciée sur CD, confirme en Live et impose le respect.
Son répertoire entre reprises et compositions personnelles, parfois jazz, parfois rock déroute un peu d'autant que son attitude scène plutôt dynamique est à cent lieu des économies de gestes observées par la majorité des chanteuses jazz.
Guitare en bandoulliére, Terez Montcalm joue ainsi souvent sur la frontière entre jazz et pop-rock, ce qui donne un peu trop souvent un répertoire un peu bâtard fort proche de la musique "d'ambiance". Dommage, son talent mériterait mieux.

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Invités par le Festival "Entre Guillemets", festival dédié aux chanteurs à texte, David Lafore, Bertrand Belin et Franck Monnet se sont partagés le Café de la Danse pour deux soirs.
Accompagnés de leur seule guitare, ils ont chacun leur tour occupé la scène pendant 45 minutes.
David Lafore a ouvert le bal. Le format seul avec sa guitare sied parfaitement à son répertoire plus orchestré sur CD. Toujours aussi fantaisiste et drôle, il en gagne en sobriété. Ainsi, Il perd la lourdeur qu'on a pu observer dans sa version "5 têtes" c'est à dire accompagné de ses 4 musiciens qu'il a tendance à entrainer dans ses plaisanteries du coup particulièrement potaches. Ici, sa belle voix grave et son attitude dandy déconnant servent particulièrement bien ses chansons aux mélodies courtes et répétitives et aux textes incisifs et imagés.

Contrairement à David Lafore, la configuration guitare seule n'a pas bien servie Franck Monnet dont il est vrai, à la base, le répertoire me séduit moins. Les mélodies moins évidentes se trouvent fort nues dans cette très légère orchestration. Phénomène accentué par le manque de musicalité des textes, de plus, souvent sur-écrits.
Heureusement, sa belle voix au voile léger flatte nos oreilles et sauve quelques titres tels "La routine" ou "j'adore t'écrire". L'enthousiasme d'un Franck Monnet particulièrement proche de son public a beaucoup aidé.

Bertrand Belin dont le répertoire me réjouie tant, a, lui aussi, souffert de cet accompagnement minimal. Il est vrai que les orchestrations de ces CD sont particulièrement soignées et participent au plaisir ressenti à l'écoute de ses chansons. La dextérité avec laquelle il manie sa guitare électrique n'a pas suffit à combler ce manque. Sa belle voix grave pourtant n'a pas déçu et a servi avec le soin qu'ils méritent ses textes raffinés.



PS : On remarquait dans la salle la présence de Barbara Carlotti et JP. Nataf particulièrement attentif au jeu de guitare de Bertrand Belin.


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L'une des grandes curiosités de voir Emilie Simon à la salle Pleyel, c'est ... la salle Pleyel. Réouverte en 2006 après 2 ans de travaux, elle offre un confort d'écoute exceptionnel tant visuel qu'auditif. La qualité du son est exceptionnelle donnant à chaque instrument, à chaque discret arrangement, à chaque souffle de note et autre silence la place qu'ils méritent. Un bonheur rarement égalé.

A salle exceptionnelle, concert exceptionnel. Ainsi, profitant de la qualité de ce lieu généralement dédié à la musique classique, Emilie Simon est venue accompagnée des Percussions Claviers de Lyon (un quintette de marimbas, vibraphones et xylophones) et de ses inséparables violoncelliste et machino-informaticien. Ayant repensé l'ensemble des arrangements, Emilie Simon nous a offert l'occasion de découvrir différemment  ses déjà cultes titres de "Végétal" mais aussi certaines chansons de son premier album. Perdant en ambiance électro mais nous offrant d'inattendues versions telles "Fleur de saison" au ukulélé ou
un autre titre au piano presque ragtime.
Laissant toujours la place belle aux ambiances féériques, elle est entrée dans la salle en une procession bouddhiste suivie de deux de ces musiciens tout trois de blanc vêtus et bougie à la main. Pour ce qui est de la mise en lumière, oublié l'ambiance fantasmagorique du Printemps de Bourges, place à des éclairages un peu froids.

Toujours petite chose fragile et lumineuse, Emilie Simon a surpris une fois encore, par la force de sa présence et de sa voix. Juste et virtuose en tout.
La force du talent.

 

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