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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:20

Agatha a donné rendez-vous à son frère dans leur maison d'enfance. Elle part faire sa vie avec un autre. Lui ne veut pas renoncer à leur amour absolu et interdit.

Hans Peter Cloos propose une mise en scène débordante, multipliant les supports et les accessoires. Des vidéos (dont des extraits de la Nuit du chasseur ?) sont projetées sur le grand mur de briques de la salle au-dessus de la scène, d'autres vidéos, cette fois prises en direct par la GOpro des comédiens, se posent sur le décor, en fond un accompagnement musical, sur scène de nombreuses chaises abandonnées et deux micros sur pied, pour les comédiens des accessoires en lien avec le monde de l'enfance (tutu, maillot de corps Petit Bateau, nez de clown, poupées dont on ne dira jamais assez le mal qu'elles font au théâtre contemporain qu'elles soient dénudées, poignardées ou démembrées), pour décor, les murs vieillissants du salon de la maison et un corridor où courir et se cacher.

Les deux comédiens jouent de façon très différente. Le  jeu de Florian Carove est à l'avenant du parti-pris de la mise en scène. Il surjoue chaque émotion, chaque geste, marquant chaque instant de gesticulations. Face à lui, Alexandra Larangot offre une interprétation très classique, posée. De tout cela ne ressort aucune sensualité. Mais ce qui gêne le plus, est que sous cette mise en scène, que l'on peut trouver superfétatoire, le texte de Duras peine à trouver sa place, jusqu'à être par moment totalement englouti par le désir du réalisateur de tout surligner, de surinterpréter. C'est dommage car les moyens et l'envie de délivrer un beau moment de théâtre sont indéniablement là.

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