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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 22:30

Pierre-Alain Leleu adapte la comédie de William Shakespeare en l'allégeant de quelques personnages. Cette comédie écrite au 17e siècle nous surprend, comme beaucoup de ses contemporaines, par sa modernité, notamment par les fortes personnalités de ses personnages féminins.

L' écriture est enlevée, jouant sur plusieurs registres comiques sans occulter les belles phrases dont la célèbre Le Monde entier est un théâtre et tout le monde, hommes et femmes, y est acteur.

La mise en scène de Léna Brebant est astucieuse et rythmée occupant tout l'espace du théâtre, jouant sur la surprise, dans les mouvements de scène. La scénographie et les lumières installent une ambiance proche du film d'animation. L'intervention de moments chantées, des Eagles à George Moustaki en passant par Radiohead, apportent encore un peu plus de douce folie.

La direction d'acteur d'une grande efficacité mise sur le burlesque, avec en premier plan une gestuelle outrée et un usage immodéré d'onomatopées déclenchant encore un peu plus le rire.

Ces choix artistiques pourraient, s'ils n'étaient exécutés par des gens de talent, mené à la catastrophe. Mais, ici tout est mesuré et maîtrisé. Les 9 comédiens excellent, ne se ménageant pas, interprétent chacun plusieurs rôles, comme souvent aujourd'hui dans le théâtre privé. On remarque particulièrement et pour des raisons très différentes 3 acteurs. Lionel Erdogan est plus vrai que nature en Prince charmant, qu'on croirait tout droit sorti d'un film de Disney. Ariane Mourier très drôle est d'une extrême justesse dans le rôle de la bonne copine. Et enfin, Barbara Schulz, dont on connaissait déjà le talent, emporte tout dans une énergie sans limite et une palette de jeu comique d'une grande précision.

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