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A Lille, à l'hôtel Nowhere, les femmes de chambre, sous payées, multiplient les heures supplémentaires, les cadences infernales et subissent les réflexions de petits chefs abusifs. Elles décident de se mettre en grève.
La série s'inspire de la grève des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles en 2019. Issues de l'immigration, précarisées, embauchées par un sous-traitant qui les exploite, elles ont lutté pendant 22 mois.
Frotter, frotter fictionnialise cette histoire à travers trois personnages féminins : Solange, la gouvernante (Eye Haïdara), une femme de chambre militante LGBT (Karole Rocher) et une avocate paumée (Emilie Caen). Toutes les trois sont très bien. Les femmes de ménage sont interprétées par des comédiennes amateures parfaites également. A leur côté, un coloc-éboueur interprété par Gringe et un syndicaliste joué par Francis Leplay.
Il semblerait que le choix d'un format en 4 épisodes ait poussé les scénaristes à allonger inutilement le récit. Le scénario s'attarde sur les intrigues familiales et amoureuses de ses trois protagonistes, nous éloignant du coeur du sujet et semble, parallèlement et par petites touches, vouloir déployer une sorte de catalogue de l'employée précarisée. Le récit s'égare souvent.
Malgré tout, la série présente plusieurs moments assez drôles et a le mérite de mettre au premier plan des personnages que l'on voit rarement à la télévision.