A Caracas, Nelly fuit Vittori, qu'elle vient de quitter 5 jours avant leur mariage, et son patron mafieux à qui elle a volé un Toulouse Lautrec. Elle demande de l'aide et s'accroche à Martin, ancien Nez parisien venu chercher la solitude sur une île déserte du coin.

Voilà une des grands comédies que le cinéma français savait nous offrir dans les années 70/80. Une comédie où le mouvement est le maitre mot du film. Poursuites dans les couloirs d'un hôtel, sur le tarmac d'un aéroport, dans une île déserte, en voiture dans les rues de Caracas... Ce mouvement est souligné par Rappeneau dans ses longs plans par des zooms avant et des travellings qui laissent voir les gestes et les déplacements incessants de ses personnages.

Le duo emmerdeuse-emmerdé fonctionne parfaitement, elle (Catherine Deneuve, excellente avec son débit de mitraillette) qui parle trop et sans cesse d'argent, pose trop de questions, se mêle de tout et lui (Yves Montand, parfait en misanthrope bousculé dans sa solitude) qui ne veut s'encombrer de quiconque. Finalement, ces deux là se ressemblent plus qu'ils ne le pensent prisonnier tous deux d'unions dont ils ne veulent plus.

Le scénario parfaitement tissé ne marque aucun temps morts, parsemant le récit de rebondissements et révélations. À l'écriture Elisabeth et Jean-Paul Rappeneau et Jean-Loup Dabadie qui signent également les dialogues savoureux.

Année de sortie en salle : 1975

Disponible en replay sur france.tv jusqu'au 16/01/2026

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