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Paul Marquet gagnait sa vie comme photographe jusqu'au jour où il décida de se consacrer à l'écriture. Après avoir publier 3 romans vendus à 5000 exemplaires mais au beau succès critique, il peine à rendre un 4e manuscrit au goût de son éditrice.
Valérie Donzelli adapte le livre éponyme autobiographique de Franck Courtes. Dans le rôle de l'écrivain, Bastien Bouillon est cette fois encore exceptionnel. Il sait incarner la complexité de cet homme jusqu'au-boutiste qui pour assouvir sa soif de création et d'écriture, tombe dans la précarité et le jobbing.
Le film traite ainsi simultanément de la difficulté de vivre de son art, du courage que cela demande, de la solitude de ceux qui font le choix de ne pas suivre la norme, et fait le portrait d'une société uberisée, sans pitié.
La réalisatrice propose une mise en scène discrète au plus près des visages et du corps malmené et s'autorise quelques échappées poétiques qui lui sont chères, notamment des scènes tournées en 8 ou 16 mm qui nous font entrer dans l'imaginaire de Paul.
Le film et parce que Bastien Bouillon 'ous emporte, provoque l'indignation, le rire et de réelles émotions.