1958, à Nœux Les Mines, Sosthene, ancien mineur atteint de silicose et son épouse Simone, patronne d'un petit bistrot reçoivent leur fils et leurs amis autour du poste de télévision, de la coupe du monde de football et de l'amour de la musique.

Philippe Daguerre convoque ce qui faisait les corons : une certaine précarité, le danger, la maladie, le sens du sacrifice, la solidarité, la force de l'amitié, la mixité des origines, l'élevage de pigeons voyageurs, les fanfares et l'accordéon... Et propose une pièce humaniste où drame et rire se côtoient dans une belle harmonie. 

La scène se divise en trois espaces : à jardin, le petit bistrot, à cours, le pigeonnier, au centre la mine. Les scènes parfois très courtes se succèdent avec fluidité. Il s'agit plus de tranches de vie que d'un vrai récit à enjeux. Mais la qualité des dialogues, de la mise en scène et de l'interprétation nous emportent.

Jean-Jacques Vannier (Sosthene) est excellent, se vieillissant parfaitement. A ses côtés Raphaëlle Cambray (la ch'ti de la troupe), Aladin Reibel, l'ami de toujours et Jean-Philippe Daguerre, le médecin, sont excellents. Les "jeunes" Julien Ratel, Juliette Behar et Théo Dusoulié sont tout aussi justes. 

La pièce a reçu 5 Molières en 2025 : Meilleurs spectacle du théâtre privé, auteur (JP.Daguerre), metteur en scène (JP.Daguerre), comédienne dans un second rôle (Raphaëlle Cambray), révélation féminine (Juliette Behar)

Lire le post sur la pièce Adieu Monsieur Haffmann du même auteur 

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