/image%2F1565334%2F20260517%2Fob_d185ff_1000050195.jpg)
Rudolf Höss, sa femme Hedwig et leurs enfants vivent une vie de famille normale dans une maison qui jouxte les camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau que Hoss commande avec zèle. Tandis qu' Hoss travaille à optimiser le rendement de ses machines de mort, sa femme organise la maison, commande et menace le personnel et récupère vêtements et bijoux parmi les effets des personnes déportées.
Le film se compose essentiellement de plans fixes, sans mouvement de caméra, nous maintenant dans la position d'observateur. Ce parti pris filmique confère aussi aux scènes un effet étrange entre burlesque et ridicule qui contraste violemment avec les coups de feu, les aboiements des chiens, les hurlements et menaces des geôliers et les cris des victimes, en fond sonore, seules, mais incessantes, représentations de l'intérieur des camps.
Ainsi, Glazer, tout en adoptant lui aussi le parti pris de ne montrer aucune image des camps, propose un dispositif totalement inverse à celui présenté par Laslo Nemee et Le Fils de Saul. Et parvient tout autant à transmettre l'horreur de l'extermination mise en place par l'Allemagne nazi.
Grand Prix du jury Cannes 2023.