bernadette lafond www.zabouille.overblog.comElle était un peu comme notre voisine, bienveillante, drôle. La copine sympa mais à qui on ne la fait pas. Revenue de tout mais toujours prête à repartir.

On nous avait parlé de Nouvelle Vague, d'Eustache, de Truffaut, de Chabrol, de jeunes maîtres du cinéma devenus grands avec elle. On voyait en noir et blanc une jeune femme, séduisante, provocante, qui faisait rêver les jeunes réalisateurs d'aujourd'hui toujours prêts à la faire tourner.

En réalité, on l'avait découverte autrement, adopté vraiment, forte face à l'attente, à l'ignominie de certains journalistes puis face à l'inacceptable. Alors, elle ne fut plus uniquement cette grande actrice gouailleuse pleine de vie, elle devint Bernadette, familière et respectable. C'est aussi, et peut-être surtout, elle qui nous a quitté sans crier gare la semaine dernière à la veille d'un nouveau tournage.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog