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roy_lichtenstein---www.zabouille.over-blog.com.jpgLa grande rétrospective Lichtenstein poursuit son tour du monde et pose ses bagages à Beaubourg jusqu'au 4 novembre 2013. C'est en tout 130 peintures, dessins et sculptures de l'un des rois du Pop-Art qui sont offerts à voir dans une scénographie ludique, clin d'oeil au monde de la BD et à ses cases.

L'exposition débute par le premier Mickey reproduit par le peintre, les oeuvres sur "l'art commercial" et son fameux George Washington superbe de cocasserie dans son cadre marron. S'ensuit les oeuvres vues et revues sur tous les supports possibles et imaginables, c'est à dire les peintures inspirées des bandes dessinées de l'époque. 

L'ensemble aux couleurs primaires clinquantes, à la réalisation en trames zoomées et cette familiarité charment. On apprécie de voir "en vrai" ces oeuvres de belles tailles. On en profite pour en découvrir d'autres moins connues telles "les ateliers" composées de multiples références aux peintres admirés ou à ses propres oeuvres. En toute logique la salle suivante présente les oeuvres de réinterprétation trés libre de peintures de Monet (les cathédrales), Picasso, Léger, Matisse.

Mais la vraie surprise de l'exposition, c'est le nombre de sculptures réalisées par l'artiste. En 2 ou 3D, toujours dans ces couleurs primaires, curieusement souvent en bronze, leurs formes originales et leurs sujets interpellent et séduisent.

Une exposition joyeuse.

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simon-hantai-Beaubourg-www.zabouille.over-blog.com.jpegSimon Hantaï peintre français d'origine hongroise refusait toute exposition depuis les années 80. C'est 5 ans après son décès que Beaubourg décide de transgresser cette volonté et de proposer une rétrospective riche de 130 oeuvres du peintre.

De 1949 aux années 90, l'exposition explore les différentes phases de l'oeuvre de Hantaï qui peignait de façon très physique en gestes mécaniques et répétitifs, de grandes toiles, à l'aide d'outil et de méthodes très particulières.

L'exposition débute par une oeuvre proche de l'Art Primitif, et enchaîne avec une quinzaine d'oeuvres dites surréalistes, de grands tableaux aux couleurs éclatantes et aux formes ovoïdes telles des viscères fluorescents et à têtes de monstres. Un peu ragoûtantes mais impressionnantes par la qualité de leur réalisation. "Sexe prime" marque particulièrement cette période de par sa taille (5,30m de long sur 2,40m de haut), l'outil utilisé pour la réaliser (le cadre métallique d'un vieux réveil) et par l'effet de relief-profondeur plutôt hypnotique. Hantaï quitte le surréalisme pour entrer définitivement dans l'abstraction. Suivent ainsi des oeuvres faites de petites touches répétées à l'infinie ou d'écritures multiples et superposées où l'effet mécanique et répétitif du geste permet au peintre d'entrer dans une discipline imposée qui favoriserait son abstraction de l'oeuvre. Ce soucis de minimiser au maximum son influence sur l'oeuvre amène Hantaï àSimon-Hantai--Pompidou-www.zabouille.over-blog.com.jpg appliquer de nouvelles techniques : le pliage-froissage-plissage-nouage de la toile. Ces techniques laissent sensiblement au hasard le soin de faire son oeuvre même si le profane se rend bien compte qu'il ne pourrait pas obtenir le même résultat. Ainsi les tableaux des séries "Mariales", "Catamurons" et "Panses" offrent des compositions chromatiques épatantes, des effets de lumières et un relief, réel ou non, qui taquinent l'oeil. La période "Meuns" suit avec des tableaux effectués avec la même technique de ceux de "Panses" mais au rendu totalement différent. Ici les oeuvres sont plus épurées et les formes créées par le nouage sont dessinées sur fond blanc telles des oeuvres de Matisse.

Toujours dans son soucis de s'abstraire, Hantaï adopte une nouvelle technique dite "à l'aveugle". Créées en capitons, les "Tabulas" impressionnent, particulièrement dans sa version rouge-rosée. Le quadrillage blanc met particulièrement en lumière la diversité des effets de couleur des cadres peints. L'exposition se clôt par les oeuvres créées dans les années 90 à partir de "Tabulas" présentées à la biennale de Venise 10 ans plus tôt. Hantaï redécoupe ces oeuvres pour en créer d'autres dans des sortes de zooms. Il nomme ces nouvelles peintures "Les laissées".

Une exposition passionnante.

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1971, Gilles est lycéen et militant d'extrême gauche très actif.

Olivier Assayas s'inspire de sa jeunesse pour faire le portrait d'une jeunesse militante des années 70. Manifestations, affichages sauvages, échanges musclés en réunion, répression policière... mais aussi aspirations artistiques et amours.

C'est sympathique, pas inintéressant, mais on s'ennuie quand même pas mal.

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L-ecume-des-jours-www.zabouille.over-blog.com.jpgMichel Gondry adapte au cinéma le roman de Boris Vian. Je pensais que le film me réconcilierait avec le livre mais Gondry déchainé nous saoule dès les premières minutes. A force de vouloir habiller chaque minute, chaque détail de gadgets et d'astuces, Gondry perd toute sensibilité. La forme prend toute la place et efface tout charme aux personnages et toute émotion. A défaut d' être réussi le film peut interpeller par la richesse creative de Gondry. On tient ainsi 1 heure mais cela devient vite très, très long.

2h30, d'effets de style qui font rater au film tout son effet.

Date de sortie du film : 24 avril 2013

Date de sortie du DVD : 27 août 2013

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Au nouvel an de 1982, Peter et sa bande d'étudiants donnent un spectacle décalé et léger devant les amis de ses parents consternés. 10 ans plus tard, Peter hérite du manoir de son père. Il décide d'organiser une grande fête pour réunir toute la bande.

Dès les premières minutes, le film affiche un rythme effréné, scandé par une série de tubes de l'époque qui s'enchaînent à grande vitesse (Tears for Gears, Nina Simone, Cindy Lauper, Queen,  Bruce Springsteen, Pretenders, Prefab Sprout, Tina Turner...). 

Les personnages se dessinent petit à petit. Les dialogues sont particulièrement drôles portés par des comédiens inspirés : Branagh, Emma Thomson, Hugh Laurie, Stephen Fry,  Phillida Fry, Imelda Staunton, Alphonsia Emmanuel... (à voir absolument en VO).. On retrouve ici, comme souvent dans le cinéma de Branagh, un bonheur du jeu.

L'émotion s'immisce doucement, imperceptiblement. Le film avec le temps se présente comme le témoignage d'une époque.

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