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Suzanne---www.zabouille.over-blog.com.JPGSuzanne et sa petite soeur Maria vivent seules avec leur père pas très loin du cimetière où leur mère est enterrée. Alors que Maria apprend son métier de couturière, Suzanne, au lycée, tombe enceinte. Elle élève en famille son petit Charlie, lorsqu'elle rencontre Julien et tombe amoureuse. Suzanne tombe. Pendant une vingtaine d'années on la voit tomber et se relever à plusieurs reprises grâce à la présence et à l'affection de sa soeur et de son père.

La réalisatrice ne perd pas de temps à commenter les faits, elle concentre son scénario et sa réalisation sur la personnalité de Suzanne, son exaltation et sa fragilité, et sur son entourage toujours bienveillant à son égard même à ses dépens. Ce soucis d'aller au coeur des sentiments sans détours, avec un grand sens du découpage, rend le film particulièrement attachant. Les comédiens, Sarah Forestier, Adèle Haenel et François Damiens, excellents tous les trois, nous emportent jusqu'au bout de cette histoire triste et lumineuse.

Date de sortie en salle : 18 décembre 2013

Date de sortie en DVD : 7 mai 2014

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6-juin-1944-www.zabouille.over-blog.com.jpgA l'occasion, de la commémoration du 70ième anniversaire du débarquement, Ouistreham présentait un spectacle retraçant en 45 minutes la seconde guerre mondiale et la naissance de l'Europe. Organisé par les agences "Yvan Hinneman Conseils" et "Magic Garden Agency" et chorégraphié par Delphine Caron.

Efficace.

Vidéo ICI

 

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Juin 1944, alors qu'il vient de débarquer à Omaha beach avec ses hommes, le capitaine Miller reçoit l'ordre de retrouver le soldat James Francis Ryan et de le ramener à la maison.

A l'issue du visionnage du film, l'image qui reste, n'est curieusement pas une de celles, impressionnantes, de la reconstitution du débarquement à Omaha Beach. Ce qui reste c'est celle de cette mère qui s'écroule à la vue du militaire qui vient certainement lui annoncer la mort. Cette scène sans un mot, d'une grande lisibilité, bouleversante, est la justification de la folle mission de Miller et ses soldats. Elle est une des réponses à la vertigineuse question du film : " la vie d'un homme vaut-elle la peine de prendre le risque d'en sacrifier huit ?". Le Capitaine Miller et le sergent Horvath en donneront d'autres possibles durant leur recherche.

Spielberg mixte avec efficacité récit historique, film de guerre, réflexions sur le sacrifice des hommes (très jeunes pour la plupart), leur courage, leur terreur, leur patriotisme.

Date de sortie : 1998

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Bird-People.jpgGary, ingénieur Américain est à Paris pour affaire. Dans sa chambre du Hilton de Roissy, il décide soudainement de tout laisser tomber : travail, femme et enfants. Audrey, jeune femme de chambre, dans ce même hôtel, vit une vie solitaire, sans passion.

Pascale Ferran tourne peu mais bien. Après "Petits arrangements avec les morts" et "Lady Chatterley", ce "Bird People" était très attendu. Présenté à Cannes dans la sélection "Un certain regard", il est encensé par la critique. Une critique sans doute plus pointue lors du festival, car le film est quelque peu déconcertant de par sa forme et son récit. Un film de 2h08 dans lequel pourtant il ne se passe pas grand chose. La scène d'introduction et celles du survol de l'aéroport de nuit sont très réussies. Les interventions des animaux bluffent chaque fois par leur perfection. Josh Charles et Anaïs Demoustier sont parfaits. Si la majorité des scènes qui se succèdent sont agréables, elles sont aussi toujours trop longues. De plus, l'ensemble manque de liens. Le traitement des deux histoires est trop dissemblable, ou pas assez, comme si on visionnait deux oeuvres simultanément. Cela manque d'harmonie. Et à la fin de la projection, si on résume les évènements, il y en a peu. Aussi, la façon dont la réalisatrice traite le, vu et revu, thème de la perte des contacts et des relations (Gary n'échange que par mails, téléphone ou skype, Audrey est seule à Paris et dans les aéroports les gens courent sans se voir...) est vieillote. Dernière déception, la scène finale semble tomber dans une facilité fabriquée en proposant une nouvelle définition du mot "personne". Grosse déception. Dommage.

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Martial-Raysse.jpgCette rétrospective du travail de l'artiste français le plus cher après Pierre Soulages compte pas moins de 200 oeuvres réalisées entre les années 60 et aujourd'hui. De quoi faire connaissance avec ce peintre originaire de Golf Juan, aujourd'hui installé en Dordogne, curieusement méconnu de monsieur Tout-le-monde.

Dans les années 60, Martial Raysse est l'un des artistes majeurs du Pop Art. Martial-Rayse---Beaubourg-2014--17--2.jpgCouleurs flashies, installations de néons, détournements de pubs et de produits, ses oeuvres sont joyeuses et impertinentes. Elles occupent le premier tiers de l'exposition et représentent sans doute la part la plus intéressante de l'exposition.

Dans les années 70, Raysse change radicalement de style en proposant des montages-collages hippies, des natures mortes, des oeuvres figuratives, s'inspirant de la mythologie.. Tout devient fade et triste. 

 L'exposition se termine par des oeuvres récentes où on retrouve le goût de l'artiste pour les détournements, le second degrés, les couleurs fluos et un certain mauvais goût réjouissant.Martial-Rayse---Beaubourg-2014---Ici-plage--comme-ici-bas--.jpg


 


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