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1850, Jeremiah Johnson vétéran de la guerre avec le Mexique, décide de quitter la civilisation pour s'installer dans les montagnes rocheuses de l'Utah.

Les scénaristes s'inspirent de l'histoire vraie de John Johnson. Johnson se retrouve vite démuni face à l'extrême rudesse de la nature et de la violence des indiens qui défendent leurs terres. Mais il apprend : à dépecer un grizzli, à tanner, à dormir sur un lit de braise, à négocier avec les indiens selon leur tribu, à pêcher dans les rivières... Il ne rencontrent que des blancs vivant comme lui dans une grande solitude. Mais, par son humanité et le hasard, il se retrouve affublé d'un gamin de 10 ans traumatisé et d'une femme indienne. Les images et les paysages sont magnifiques mais on s'ennuie un peu.

Redford vit dans ce même Utah. Il y a créé le Festival de Sundance.

Année de sortie en salle : 1972

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Frantz de François Ozon

En Allemagne, en 1919, Anna se recueille chaque jour sur la tombe de Frantz, son fiancé mort au front. Un jour, elle se rend compte qu'un étranger fleurit la tombe.

Le film laisse un sentiment étrange d'inachevé. Trop émouvante ou pas assez, on ne sait trop comment appréhender cette histoire un peu alambiquée. Si l'émotion vient, elle est portée par Paula Beer, jeune comédienne allemande, dont la prestation marque le film. Pierre Niney, très bien également, endosse un rôle peu aimable. Les raisons de son tourment sont expédiées un peu rapidement et l'empathie pour ce personnage vient difficilement. La réalisation est très belle, bien que le noir et blanc au noir surexposé, gêne un peu.

Tout dans ce film est séduisant mais il manque chaque fois un petit quelque chose qui en ferait une totale réussite.

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La Comédie Française et le metteur en scène Ivan Von Hove adaptent le scénario de Visconti. Les Von Essenbeck, riches industriels allemands, se lient aux nazis pour faire fructifier l'entreprise familiale et s’entretuent dans leur soif de pouvoir.

 

Ivo Van Hove mêle théâtre et vidéo - en direct ou pré-enregistrée. Il scinde l'espace de jeu en trois parties : à gauche les loges où les comédiens se maquillent et se préparent (la naissance), au centre la scène et l'écran où les évènements se jouent (la vie) et à droite, les cercueils où les victimes de la famille et du nazisme viennent s'allonger (la mort). Chaque personnage suivra ce parcours. La vidéo souligne ce qu'il faut voir, zoom sur ce qui est suggéré, multiplie le nombre de personnages en scène, rappel les faits historiques au cas où ce qui se joue devant nous ne serait pas assez clair.

 

Von Hove propose une mise en scène qui surjoue la violence déjà portée par l'histoire. Cette violence sur la violence au lieu de porter le propos l'amoindrit en le caricaturant, au bord du grotesque et de l'indécence. Le tout trouvant son apothéose dans la scène finale qui semble condamner le public spectateur n'intervenant pas pour stopper le mal absolu.

Est-ce ces excès qui soulignent la faiblesse des dialogues de Visconti et l'incongruité de faire de Martin, en plus du reste, un pédophile ?

 

Dans ce déversement d'hystérie, Elsa Lepoivre, impressionnante toujours, Denis Podalydés, Guillaume Gallienne, Eric Genovese, Christophe Montenez, parfaitement effrayant et Eric Genovese demeurent remarquables.

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La Danseuse de Stéphanie Di Gusto

Loïe Fuller fait ses premiers pas de comédienne à Brooklyn. Un soir, sur scène, pour combler un moment de gène, elle fait virevolter sa robe autour d'elle. La réaction enthousiaste du public, lui donne l'idée de développer cette nouvelle danse.

La première partie du film conte les années américaines, les galères et les premiers succès à Paris. Les séquences se succèdent à un rythme soutenu allant à l'essentiel sans effet de précipitation, proposant des ellipses particulièrement belles et efficaces. La seconde partie adopte un tempo bien plus lent. Le film se concentre sur les douleurs physiques et morales de l'artiste et sur sa relation avec Isadora Duncan. Loïe Fuller ne se ménage pas dans des chorégraphies (exécutées par Soko non doublée) qui demandent un effort particulièrement soutenu. Ses relations sentimentales sont complexes, sa sexualité hésitante. Ce portrait adopte un parti pris un peu misérabiliste qui détonne avec les témoignages que l'on peut lire sur la vie de Loïe Fuller. La réalisatrice n'explore pas, par exemple, le travail de recherche qu'effectuait l'artiste pour améliorer sans cesse la mise en lumière de ses numéros, ses relations avec des scientifiques ou des artistes avant-gardistes. Cette part remarquable chez une femme de cette époque est laissée de côté. Abstraction faite de ces partis-pris historiques et de quelques lenteurs, le film offre de très beaux moments. La reconstitution de l'époque, les costumes, la qualité de la photo, la réalisation des scènes de danse sont remarquables. Soko, dans le rôle principal, habite le personnage. Mélanie Thierry offre une fois de plus une composition fine et précise en peu de mots et de gestes. Quant à Lily Rose Depp, dont cette première apparition au cinéma a excessivement occupée la presse lors de la présentation du film à Cannes, elle est tout à fait juste dans le rôle de l'évanescente et perverse Isadora Duncan.

A voir en salle dès le 28 septembre

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Anne Germain

Elle a bercé des générations de cinéphiles amoureux de Jacques Demy et des chansons de Michel Legrand. C'est elle qui prêtait sa voix à Catherine Deneuve dans les parties chantées des Demoiselles de Rochefort et de Peau d'âne. Elle a égayé les fins d'après-midi de millions d'enfants qui reprenaient avec elle, en choeur, le générique de l'Ile aux Enfants.

Anne Germain était également choriste, chanteuse du groupe de jazz Swingle Singers et a prêté sa voix à d'autres génériques. Elle est partie hier à l'age de 81 ans.

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