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Divines de Houda Benyamina

Dounia vit en banlieue dans un bidonville. Elle rêve d'argent facile et de reconnaissance. Soutenue par son amie Maimounia, elle intègre la bande de dealers menée par Rebecca.

Houda Benyamina conte la montée dans la violence et la descente aux enfers de cette jeune fille avec un énergie débordante. Le film affiche immédiatement la couleur de la brutalité, d'une certaine haine et du désespoir. Quelques scènes et bons mots très drôles glissés au milieu de cet engrenage infernale participent rapidement à nous attacher à ces héroïnes naïves et paumées. Elles sont interprétées par deux comédiennes bluffantes : Oulayah Amamra qui porte le film et Deborah Lukumuena dont le potentiel comique et émotionnel impressionne. Ce sont elles qui nous permettent de plonger pleinement dans cette histoire, jusqu'à ce qu'une scène de violence et de danse légèrement gênante et celle finale à la morale très premier degré, un peu petit bourgeois, nous interpellent. Remontent alors à l'esprit toutes les ficelles, morales et symboles un peu trop évidents qui jalonnent le film. Ils font de Divines une oeuvre imparfaite, un peu naïve dans son récit et pas très clair dans son message.

DIvines n'en demeure pas moins un film intrigant qui a le mérite de mettre en lumière ces deux jeunes et belles comédiennes (auxquelles s'ajoute Jisca Kalvanda terrifiante dans le rôle de Rebecca) et une réalisatrice au regard singulier qu'il sera intéressant de suivre.

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Josef Sudek au Jeu de Paume

Le musée du Jeu de Paume présente 130 œuvres réalisées entre 1920 et 1976 par le photographe Tchèque. Le travail sur la lumière et la grande netteté des photos, même celles volontairement floues, impressionnent. La composition, si riche soit-elle, laisse la place à chaque élément qui se découpe parfaitement de l'ensemble. A voir jusqu'au 26 septembre.

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Cézanne et Moi de Danièle Thompson

L'amitié qui lia Emile Zola et Paul Cézanne débuta dans la cours d'une école d'Aix en Provence. Leur relation durera plus de 40 années jalonnées des succès du premier et des échecs du second, liés tous deux par le goût de l'art et d'un certain anticonformisme.

Les témoignages de cette étonnante amitié sont rares et Danièle Thompson ne cache pas qu'elle a dû imaginer la plupart des scènes de son film, en se basant sur leur correspondance et sur les écrits de ceux qui les côtoyèrent dont notamment le marchand d'art, Ambroise Vollard. La réalisatrice s'est attachée à dépeindre le milieu artistique de l'époque ; Emile Zola, critique d'art, est un grand défenseur des impressionnistes (Monet, Manet, Renoir, Pissarro sont ses amis). La reconstitution de l'époque est soignée tout comme la photographie plutôt remarquable. Si le film pêche c'est par le développement de l'histoire qui est mené de façon assez abrupte. La première partie du film est construite de multiples scènes très courtes ayant certainement pour but d'installer la psychologie des personnages mais qui semblent parfois un peu bâclées ou avoir été bien bousculées lors du montage. Certains évènements de la vie de Cézanne mériteraient un traitement plus fin et approfondi. Mais la réalisatrice préfère s'attarder sur le conflit qui mena à leur rupture. Ici tout est question de choix et on imagine bien ceux, cornéliens, qu'a du faire la réalisatrice. Nous n'aurions sans doute pas fait les mêmes. La musique, composée par Eric Neveux, vient alourdir un peu plus le propos mais la réalisatrice ne souhaitait pas faire appel au répertoire classique. Si l'ensemble est décevant il n'est toutefois pas désagréable. Danièle Thompson a du métier et ça se voit. Et Guillaume Canet est bluffant en Emile Zola. Encore un choix surprenant qui pour le coup est un coup de maître. Le comédien est épatant dans le rôle du grand homme, fidèle, faible, humain et attachant.

A voir en salles dès le mercredi 21 septembre.

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Five de Igor Gotesman

Samuel, Timothée, Nestor, Julia et Vadim sont amis depuis l'école primaire. Grâce à Samuel qui a un accès illimité à la fortune de son père, les cinq amis s'installent dans un superbe appartement. Quand Samuel se fâche définitivement avec son père, il lui faut trouver un nouveau moyen de subvenir à leur besoin.

Le scénario est poussif et bien trop naïf pour plaire aux post pubères. La grossièreté, à l'occasion la vulgarité, n'effraient visiblement pas le réalisateur. Les fans du pipi-caca-bite-couille y trouveront leur compte. Pour les autres, il reste le charme et le talent de Pierre Niney et de François Civil, tous deux distribués dans des rôles qu'ils maîtrisent depuis longtemps.

Date de sortie en salle : 30 mars 2016

Date de sortie en DVD : 16 août 2016

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Diane reçoit l'appel d'un certain Alexandre. Il vient de retrouver son portable et lui propose un rendez-vous que Diane déjà sous le charme accepte. Lorsque Diane rencontre Alexandre et son mètre 36, l'attirance s'amenuise.

Le dernier quart d'heure est parfaitement ridicule. Le reste du film aligne les poncifs les plus lourds de la comédie sentimentale. Virginie Efira et Jean Dujardin sont parfaits mais tout leur talent ne suffit pas à nous attacher à cette histoire. Le film n'est ni une bonne comédie romantique, ni un bon film sur les embarras de la différence. De plus, on se demande sans cesse pourquoi ne pas avoir choisi un comédien aux caractéristiques physiques adéquates plutôt que de rapetisser artificiellement Jean Dujardin qui semble d'une scène à l'autre ne jamais mesurer tout à fait la même taille. Râté.

Date de sortie en salle : le 4 mai 2016

Date de sortie en DVD : le 7 septembre 2016

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