Shuhei Hirayama,veuf, vit avec son plus jeune fils et sa fille Michiko, 24 ans. Le soir, après le travail, il retrouve ses amis. L'un est marié à une femme beaucoup plus jeune que lui, l'autre encourage Shuhei à marier sa fille avec un jeune médecin. Shuhei hésite.
Ici les hommes sont défaillants, dépensiers, alcooliques, égoïstes. Les femmes, souvent jeunes, épouses ou filles, se sacrifient, tentent de leur faire entendre raison.
Sarah, astronaute, est sélectionnée pour un voyage d'un an vers Mars. Entre son entrainement physique et technique et sa préparation à la séparation d'avec sa fille de 6 ans, les préparatifs sont éprouvants.
Alice Winocour propose un space movie sans espace qui replace sans cesse son héroïne face à la dichotomie entre son attachement à la terre et son rêve d'aventure extra-terrestre. Entre documentaire, l'entrainement de l'astronaute est précis, et mélodrame, sans pathos appuyé, Proxima est un beau film sur le sacrifice, le renoncement.
Eva Green est parfaite en femme, tout à la fois, déterminée et concentrée sur son objectif et rattrapée par son instinct maternelle.
Un film original par son propos et sa forme parfaitement maîtrisés.
Franz Jaggerstatter, paysan autrichien, fervent catholique, affiche ouvertement son anti-nazisme. En février 1943, alors qu'il est appelé sur le front, il refuse de jurer fidélité au fuhrer.
A travers ce magnifique portrait de Franz Jaggerstatter, Terrrence Malik interroge, notamment, sur la place dans l'Histoire de l'homme de rien porté par ses convictions, la force donnée par la foi et les doutes que l'horreur fait naître sur Dieu. Mais plus qu'un film sur la foi en Dieu, "La vie cachée" proclame la foi en l'homme. Le réalisateur alterne les scènes désespérées et mortifères avec celles de bonheur et de vie incarnés par la nature, l'amour et l'enfance.
Formellement très beau, le film impressionne autant par ses plans panoramiques que par ses gros plans ou cadrages dècentrés sur les visages, les mains qui s'etreignent, les pieds d'un enfant... La beauté se cogne sans cesse aux conséquences de l'horreur de la guerre et du nazisme dans ce petit village tranquille. August Diehl et Valerie Pachner, sont tous deux magnifiques. Seul bémol, la seconde partie du film dédiée au martyr de Franz perd de sa force de par sa longueur.
On demeure touché par la beauté et la cruauté de ce sacrifice, et la grandeur de cette petite histoire dans la grande Histoire du monde.
Elia Suleiman vit à Nazarreth, en Palestine. Il part observer la vie à Paris et à New-York.
Le récit enchaine de grands moments de vide, beaucoup de clichés et des plaisanteries faciles.
Quitte à enfoncer les portes ouvertes mieux aurait value y aller carrément et remplir ces 1h38mn du burlesque que semble apprécier le réalisateur du film, qui s'avère de plus être un piètre comédien.
Ici, les silences et les 3 phrases de dialogues pseudo poétiques semblent brandis pour parer le film d'une posture intellectuelle qui ne fait guère illusion. On ne retient que la vacuité de l'ensemble.