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Un sourire carnassier, un regard transperçant et lourd, une voix unique au phrasé trainant, Jean-Louis Trintignant tutoyait le sombre, l'inquiétant. Mais il pouvait aussi éclairer son visage d'un sourire soudainement incroyablement lumineux, révélant l'ampleur de sa séduction. Il aimait dans la vie la discrétion, dans le jeu la pondération.

Des étranges personnages, des sales types, il en a joué beaucoup (Z de Costa Gavras, Le combat dans l'île d'Alain Cavalier, Regarde les hommes tomber d'Audiard, Le mouton enragé de Michel Deville, La banquière de Francis Girod, ..). Mais il fut aussi un grand amoureux, celui audacieux d' Un homme et une femme de Claude Lelouch, celui coincé de Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer, jeune premier dans Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, vieillard éperdu dans Amour de Mickaël Haeneke.... Il fut aussi de grands naïfs et héros ordinaires dans le drame Le Train de Pierre Granier-Deferre ou la comédie Vivement dimanche de François Truffaut. De simples exemples pris dans une filmographie de plus de 120 oeuvres. 

A partir des années 80, il joua beaucoup au théâtre des pièces contemporaines mais c'est la poésie qu'il aimait porter notamment avec Appolinaire et Aragon, seul en scène ou aux côtés de sa fille Marie, comédienne envoûtante dont la mort sous les coups d'un homme, en 2003, créera une vive émotion dans le pays et un chagrin incommensurable pour Jean-Louis Trintignant qui ne tournera plus que 3 films avec Haeneke et Lelouch.

Jean-Louis Trintignant s'est éteint ce 17 juin à l'âge de 91 ans.

 

 

 

 

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Janis, une photographe quarantenaire et Ana, une adolescente, se rencontrent à la maternité alors qu'elles sont sur le point d'accoucher. Leur statut de mère célibataire les rapproche.

Almodovar fait rarement dans la dentelle. Quand le propos porte à rire c'est plaisant, quand le 1er degrés domine c'est un peu ridicule. Cela donne ici, sur des sujets graves, un scénario alambiqué mais sans réelle surprise, des rebondissements et des invraisemblances dignes d'un soap opéra,  une mise en scène et des dialogues de novela. Le film vaut uniquement pour sa référence aux victimes du franquisme auxquels l'Etat espagnol ne donne pas l'attention qu'ils méritent. Almodovar leur consacre malheureusement peu de place dans son récit.

 

 

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En 1969, des gisements de pétrole se révèlent dans les eaux Norvégiennes. Cette découverte va changer le destin du pays, de la ville de Stavanger et de ses habitants.

L'histoire de ce tournant important dans l'économie norvégienne est déjà en soit intéressante. Les scénaristes y ajoutent le destin de jeunes gens attachants dont des personnages féminins qui s'émancipent des hommes et de leur milieu social. Avec en tête, Anna, l'héroïne principale, incarnée par Anna Regine Ellingsaeter, parfaite. 

On se laisse prendre aisément à cette série qui sait doser odyssée historique et récit romanesque en 8 petits épisodes de 45mn.

State of hapiness a reçu le prix du meilleur scénario en 2018 à Cannes séries. La saison 2 devrait débarquer bientôt.

La saison 1 est à voir sur Arte.tv.

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60 ans après sa création, Steven Spielberg a l'étrange idée de proposer sa version de la comédie musicale de Leonard Bernstein, Stephen Sondheim et Arthur Laurents, après celle cultissime de Robert Wise en 1961.

Cette histoire de Romeo et Juliette moderne sur fond de rivalité entre les Jets et les Sharks fonctionne toujours aussi bien. La musique de Leonard Bernstein touche toujours au coeur. 

Spielberg prend quelques libertés avec le livret de Laurents et ancre son récit dans une réalité dramatique plus frontale, plus sombre. Le drame ici n'est pas uniquement romanesque, il conte aussi la réalité sociale de l'époque. Le scénario prend notament soin de bien expliquer l'origine de cette lutte de territoires. Il accorde aussi plus de temps à Maria et Tony donnant également à ce dernier.plus de consistance que chez Wise. Spielberg a pris soin de prendre un casting de comédiens et comédiennes qui ont les âges et les origines des personnages qu'ils interprètent. Les scénaristes ont également créé entièrement un personnage afin d'intégrer au casting Rita Moreno qui fut Oscarisee pour son rôle d'Anita dans la version de Wise. Enfin, le récit intègre également des chansons que Wiise avait abandonnées. Les chorégraphies ont été totalement réinventées par Justin Peck.

Si le film déçoit un peu c'est par sa photographie qui présente une image numérique assez vilaine. Et la caméra se perd aussi un peu dans des moments où on aimerait un peu de stabilité.

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Dés sa présentation, en voix off, des deux artistes de sa première partie, Verino instaure une complicité et une proximité avec son public. Sa voix et son phrasé sont particulièrement chaleureux, amicaux.

L´état de la planète, le devoir d´être écolo ou d´en avoir la conscience, l´urgence d´être végétarien ou presque, la peur ou pas de la mort, une histoire d´arête de poisson coincée dans la gorge, une expérience du kite surf et du parachutisme, un portrait de ses 3 enfants et de sa femme... Verino parle et réfléchit tout haut, enchaînant avec fluidité les sujets des plus graves au plus anecdotiques, sans négliger l´actualité et sa vie de famille.

Le propos est souvent très drôle amplifié par l´interpretation du comédien qui en une mimique et un geste multiplie le pouvoir comique du récit. L´improvisation s´invite régulièrement avec naturel et une sincérité qui confirme cette sensation de proximité. Pendant 1h30, Verino tient la scène et la salle sans temps mort. 

La soirée se termine par la réalisation d´une vidéo avec la complicité du public. Sketch qui sera posté sur la page YouTube de Verino dès le lendemain matin. Ci-dessous celui du 10 juin filmé au théâtre Libre.

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