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Muriel Robin vient rendre visite à Pierre Arditi chez lui. C'est lundi, jour de relâche, le comédien ne joue pas au théatre. Pourtant...

Dès la mise en place, l'absurde de la situation et la mise en abîme séduisent. Très vite, on s'inquiète, on doute de la capacité de l'auteur à savoir transcender cette amusante idée de départ. Et effectivement, rapidement le propos s'enlise irrémédiablement. Le texte est d'une grande pauvreté sur la forme comme sur le fond qu'il touche dans le dernier quart d'heure. Et c'est d'autant moins excusable que la pièce ne dure qu'1h20. La mise en scène est tout aussi paresseuse.

L'auteur-metteur en scène semble ainsi tout miser sur ses deux comédiens vedettes. Robin et Arditi, malgré sa très mauvaise mine, sont d'ailleurs très bien.

A voir en replay sur France.tv

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Presque est le 1er one man show de Panayotis Pascot qui a donné l'impulsion vers l'écriture de son livre Best seller La prochaine fois que tu mordras la poussière.

Panayotis Pascot relate, avec force détails et une certaine poésie, sa peur d'embrasser l'être aimée, une peur qui lui vient sans doute de ses parents (habillés pour l'hiver), d'un amour familial non formulé et de son enfance. Les cours d'accordéon, le cancer de son colocataire, sa psy, quelques déconvenues... font aussi partie du spectacle.

Il présente une écriture très personnelle, mêlant humour et émotions, qui donne toute sa valeur au spectacle.

A voir en replay sur TF1+

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De nos jours, à Tahiti, en Polynésie française, la rumeur de reprise des essais nucléaires bruisse. De Roller, le haut-commissaire veille.

Entre boîte de nuit, hôtel de bungalows, église, compétition de surf, spectacle traditionnel... De Roller, représentant d'un État paternaliste, colonialiste, en Mercedes et costume blanc, donne son avis sur tout, négocie, roule des mécaniques avec désinvolture, s'impose en territoire conquis et se met à scruter la mer à la recherche d'un sous-marin nucléaire.

Dans ce film à la tonalité très singulière, Benoît Maginel semble comme un poisson dans l'eau. Il est.l' élément clé qui nous ouvre les portes de cette étrange histoire.

Le récit alterne scènes de cinéma pur et séquences semblant prises sur le vif, proches du documentaire. Le film tout en dessinant le contexte de l'île, suivant De Roller dans ses différentes représentations, sème le trouble.

Pacifiction est visuellement très travaillé, marquant. Les plans de nuit, particulièrement, évoquent des photographies rétro-éclairées, les scènes de discothèque des peintures psychédéliques. La lumière noire est aussi utilisée. Le rose-orangé des débuts et fins de journée est aussi très présent. Certains plans semblent mêler image et peinture. Le travail sur le son interpelle également par son efficacité à imposer les atmosphères.

Un film étrange et intrigant.

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En Pologne, pendant la seconde guerre mondiale, dans la neige, une femme prie le Dieu du train de lui venir en aide. Alors que l'un des trains de la mort qui longent le bois vient de passer, elle entend les pleurs d'un bébé. Elle emporte l'enfant chez elle et son mari bucheron, mais celui-ci n'aime pas les Sans coeurs parce qu' "ils ont tué Dieu".

Michel Hazanavicius présente une très belle adaptation du conte de Jean-Claude Grumberg. Ce film d'animation d'une indispensable sobriété offre peu de dialogues. Ceux-ci sont joués par Grégory Gadebois, Dominique Blanc et Denis Podalydes, tandis que Jean-Louis Trintignant prête sa voix au narrateur. Le récit repose surtout sur les images. Les aplats de couleurs pâles de la vie dans les bois cèdent à trois reprises la place à la représentation en dessin noir et gris de la déportation, les wagons à bestiaux, les camps. Le réalisateur sans édulcorer montre peu et pourtant ces séquences glacent le sang. 

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