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A Caracas, Nelly fuit Vittori, qu'elle vient de quitter 5 jours avant leur mariage, et son patron mafieux à qui elle a volé un Toulouse Lautrec. Elle demande de l'aide et s'accroche à Martin, ancien Nez parisien venu chercher la solitude sur une île déserte du coin.

Voilà une des grands comédies que le cinéma français savait nous offrir dans les années 70/80. Une comédie où le mouvement est le maitre mot du film. Poursuites dans les couloirs d'un hôtel, sur le tarmac d'un aéroport, dans une île déserte, en voiture dans les rues de Caracas... Ce mouvement est souligné par Rappeneau dans ses longs plans par des zooms avant et des travellings qui laissent voir les gestes et les déplacements incessants de ses personnages.

Le duo emmerdeuse-emmerdé fonctionne parfaitement, elle (Catherine Deneuve, excellente avec son débit de mitraillette) qui parle trop et sans cesse d'argent, pose trop de questions, se mêle de tout et lui (Yves Montand, parfait en misanthrope bousculé dans sa solitude) qui ne veut s'encombrer de quiconque. Finalement, ces deux là se ressemblent plus qu'ils ne le pensent prisonnier tous deux d'unions dont ils ne veulent plus.

Le scénario parfaitement tissé ne marque aucun temps morts, parsemant le récit de rebondissements et révélations. À l'écriture Elisabeth et Jean-Paul Rappeneau et Jean-Loup Dabadie qui signent également les dialogues savoureux.

Année de sortie en salle : 1975

Disponible en replay sur france.tv jusqu'au 16/01/2026

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Quelque part en Charente-Maritime, un 31 décembre, Maître Martinaud est interrogé au commissariat dans une enquête sur le viol et l'assassinat de deux petites filles par les inspecteurs Gallien et Belmont. Le notaire, très antipathique, est un parfait coupable.

Lino Ventura, en inspecteur circonspect qui a de la bouteille, Guy Marchand en flic bas de plafond, Michel Serrault en type exécrable et désabusé, Romy Schneider en bourgeoise jalouse et malheureuse, soucieuse du qu'en dira t- on, sont parfaits. Leurs tête-à-tête sont délectables. Au générique aux côtés de ces comédiens géniaux, on trouve d'autres pointures : aux dialogues, Michel Audiard, à la photographie, Bruno Nuytten et à la musique, George Delerue. Et en curiosité Elsa Lunghini, enfant, dans le rôle de la petite Camille.

La mise en scène discrète particulièrement efficace donne une sensation de mouvement dans un huis clos qui demeure pourtant étouffant.

La grande qualité du film se révèle aussi dans le fait qu'on peut le voir et le revoir avec toujours autant d'intérêt alors qu'on en connait l'issue et son final inoubliable.

Année de sortie en salle : 1981

Ajout du 7 janvier 2026 : à voir en replay sur Arte.tv

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Fin 1941, François Mitterrand s'évade avec Roger-Patrice Pelat du Stalag IX. 1994, Pierre Péan sort un livre racontant le passé Vichyste de Mitterrand.

Comme le titre l'indique, la série fait la part belle à la vie privée du grand homme, particulièrement à sa double vie, sans oser toutefois se concentrer totalement sur elles. Cela donne un récit curieusement écrit, qui veut aussi parler des évènements politiques et historiques en les survolant à toute vitesse.

Ainsi, les deux premiers épisodes présentent un récit qui alterne les évènements (passé Vichyste, écoutes, et officialisation de l'existence de Mazarine) de l'année 1994 et ceux de son parcours politique de 1941 à 1965. Le tout sans creuser réellement les sujets. Ce n' est pas désagréable mais malheureusement chaque séquence est proche de l'anecdote.

Le 3e épisode se concentre sur la campagne de 1974, son élection en1981 et le début de son cancer. Là aussi, les évènements sont évoqués à toute vitesse, le scénario se concentrant un peu plus sur sa vie entre Danielle et Anne.

Le 4e épisode soudainement se concentre sur son action pour l'Europe à travers deux évènements historiques : la chute du mur de Berlin et le traité de Maastricht. Le scénario prend là donc un autre parti pris, faisant également le parallèle avec l'avancée de son cancer.

Les comédiens sont tous très bons dont Denis Podalydes, Judith Chemla, Valérie Karzenti et Suzanne Jouannet.

A voir sur France.tv

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Sheeta tombe du ciel dans les bras de Pazu, un enfant qui travaille à la mine. Ils ont tous deux un point commun :  l'île de Laputa.

Dans ce troisième long métrage de Miyazaki et première production du studio Ghibli, on trouve déjà toutes les figures qui habiteront l'ensemble de son œuvre : l'enfant héros, le méchant drôle et repenti, la personne âgée mémoire du passé, les machines volantes, la nature reine agressée...

Le récit riche et inventif, peut-être un peu trop long, est inspiré d’un passage des Voyages de Gulliver, de Swift. 

Date de sortie en salle au Japon : 1986, en France : 2003

A voir en replay sur France.tv jusqu'au 10 janvier 2026

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En 2013, Gabrielle Moscato Capitaine de gendarmerie enquête sur la disparition de sa fille Julie, 17 ans. Un matin, elle se réveille hagard. Et découvre qu'elle est en 2025.

Adapté du livre éponyme de Franck Thilliez, cette série est plutôt bien faite. Ses interprètes sont bons, la réalisation honnête, l'intrigue bien menée. Mais mieux vaut ne pas être trop regardant sur la crédibilité de cette histoire qui se déploie dans un monde tout petit où il est possible d'être juge et partie : la gendarme enquête sur la mort de sa propre fille, le médecin légiste est le fils du procureur de la République, la médecin qui soigne l'amnésie de Gabrielle est la nouvelle compagne de son mari... 

On reste toutefois accroché à l'histoire jusqu'au bout.

Le récit se déploie en 6 épisodes de 50 minutes et est à voir en replay sur France.tv

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