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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:45

folle-de-chaillot.jpgA la terrasse du café "Chez Francis", place de l’Alma, quatre hommes « d’affaires » montent un plan pour exploiter le sol « pétrolier » de Paris. La comtesse Aurélie, dite la Folle de Chaillot, amoureuse de la nature et des petits gens, décide de déjouer leur traffic.


Le premier acte se déroule sur une scène grande comme un mouchoir de poche habitée par un décor des plus moches et par 15 comédiens qui font ce qu’ils peuvent pour se mouvoir dans un espace si étroit. On ne comprend pas bien le parti pris de Didier Long, le metteur en scène. D’autant plus que le texte bavard, aux formulations vieillottes et alambiquées, pèse déjà bien lourd. A cette lourdeur des mots et de la mise en scène s’ajoute la perruque, les foufs et le maquillage outrés d’Annie Duperey alias la Folle de Chaillot. Le sentiment d’étouffement généralisé rend cette première partie longue et pénible.

Le second acte met en scène notre héroïne et ses copines frappadingues dans son antre souterrain. Le décor, entre sous-marin et égouts, est un peu plus impressionnant et la scène, curieusement, semble avoir, un peu, gagné en profondeur.  On retrouve comme dans la première partie des monologues trop longs mais quelques bons mots viennent égayés le texte. Les personnages des  Folles (Catherine Salviat, Catherine Hosmalin et Fabienne Chaudat) et du chiffonnier (parfait Dominique Pinon) offrent de bons moments mais Annie Duperey campe une folle de Chaillot trop sage pour séduire vraiment.


On sort du théâtre en se demandant quel est l'intérêt de monter, en 2013, cette pièce vieillissante de Jean Giraudoux, si ce n'est pour ne rien en faire de plus.

 

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