En Normandie, Angèle, débarquant de nulle part, mal dégrossie, cherche à se caser. Dans cet objectif avoué, elle rencontre Tony, marin-pêcheur, sérieux et travailleur, qui l'observe, l'accueille et garde ses distances.

Avec sa démarche dégingandée, la tête baissée, le regard fuyant, le ton direct, Clotilde Hesme donne à Angèle, son caractère tout à la fois déterminé et hésitant, revêche et vulnérable. 

Grégory Gadebois, en fausse rondeur, en impose en gars à qui ont ne la fait pas, tête sur les épaules , quelque peu déstabilisé par la beauté qui s'offre à lui.

La force de ce récit original réside dans sa façon de ne pas tout expliquer mais de se laisser le temps d'exposer l'essentiel qu'est le combat d'Angèle qui en voulant reconquérir l'homme de sa vie, va rencontrer un nouvel amour. Le rythme mesuré du film laisse petit à petit, imperceptiblement, l'émotion s'installer. Les plans longs sur les visages de ses personnages, sur les paysages ou sur un parcours en vélo où les barrières se brisent, la place accordée aux silences sont autant d'éléments qui avec finesse exposent le basculement des comportements et des sentiments. L'immense qualité des comédiens est dans ce registre essentiel.

Mise à jour février 2012 : Clotilde Hesme et Grégory Gadebois ont reçu tous les deux les César des meilleurs espoirs pour ce film.

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