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Alma, spécialiste du sumérien cunéiforme, une des langues les plus anciennes, accepte à contrecoeur de tester pendant trois semaines Tom, un robot à l'apparence humaine programmé pour être son homme idéal.

Immédiatement, vient le souvenir de la série suédoise Real Humans. La présence de Dan Stevens dans le rôle du robot nous renvoie à Downton Abbey, ce qui nous éloigne sensiblement du propos. En revanche, il est excellent, jouant avec finesse le robot presque humain, par une légère rigidité dans les mouvements et une certaine fixité du regard et des expressions du visage.

Le personnage de la scientifique réfractaire ne surprend pas beaucoup, même si ses désirs de femme vont à l'encontre des clichés. Globalement, le récit offre peu de surprise et manque de fantaisie. Il intéresse plus quand il se penche sur les interrogations de Tom face à Alma qui ne réagit pas du tout à ses interactions comme 93% des femmes le feraient, quand il cherche sans cesse à s'adapter à ses attentes, quand il comprend mieux que quiconque ses peines, quand il s'étonne de voir des gens rire en visionnant des vidéos de personnes en situation d'échec... On voit le robot s'humaniser, dans le meilleur sens du terme, un peu plus à chaque interaction, enregistrant et analysant chaque comportement.

Formellement, la réalisation sans imagination ou parti pris artistique renvoit le film au niveau d'un quelconque téléfilm.

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Helen vit seule à la campagne. Quand Simon Gilbert frappe à la porte, elle sait qu'il vient pour le poste d'"homme à tout faire". Très vite elle lui demande de la tuer, sans douleur et sans la prévenir.

Sophie Tonneau qui est aussi l'auteur de la pièce, interprète le rôle d'Helen, entre envie d'en finir et rage de vivre. L'ampleur de son expressivité dans la terreur d'Helen d''être tuée et dans le plaisir enfantin que l'héroïne prend dans le jeu fonctionne particulièrement. Yves Comeliau campe avec charme l'assurance et les hésitations de Simon. Ils sont tous les deux très bien et portent ensemble le rire.

La mise en scène ménage quelques effets et des moments de danse et de musique qui fonctionnent bien.

La pièce offre d'excellents moments et de belles idées. On rit et on est touché. Elle mériterait sans doute d'être étoffée,  de 2 ou 3 scènes qui donneraient à voir plus précisément l'évolution de la relation de ses deux héros. Il faut également noter que la pièce présente une qualité rare : celle d'avoir une fin signifiante et efficace.

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Après avoir demandé l'autorisation de ses deux ados, Sandrine annonce à son mari Christophe qu'elle veut divorcer.

Pour son premier film, Florent Bernard propose un scénario qui mélange comédie et drame familial. Il y a de bons moments mais beaucoup de scènes ratées, étirées. Ça ne percuté pas suffisamment. Le personnage incarné par José Garcia est trop lourdingue pour générer de la sympathie. Charlotte Gainsbourg est parfaite comme d'habitude.

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André Masson, commissaire priseur chez Scottie's, trouve​ chez un jeune ouvrier de Mulhouse un tableau d'Egon Schiele que l'on croyait détruit depuis sa spoliation pr les nazis.

Pascal Bonitzer s'inspire de la véritable histoire du tableau dit des Tournesols d'Egon Schiele et tricote un récit et des personnages inventés. Son scénario lance plusieurs pistes qu'il ne développe pas, dessine à moitié ses personnages, survole plusieurs sujets pour finalement proposer une intrigue expéditive. Tout en devient anecdotique.

On se raccroche au seul plaisir de voir Alex Lutz et la toujours excellente Léa Drucker.

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A l'occasion des 80 ans de la libération des camps, Arte rediffuse la série documentaire Les quatre soeurs de Claude Lanzmann.

En 2017, Lanzmann présente une série de quatre documentaires, tous issus des entretiens qu'il a menés pendant les années 70 pour la réalisation de son œuvre monument Shoah.

Il choisit quatre récits de femmes qui ont vécu la déportation. Ruth Elias, Ada Lichtman, Paula Biren, Hanna Marton ont été déportées pendant la seconde guerre mondiale parce qu'elles étaient juives. Ruth, 19 ans, vivait en Tchécoslovaquie, Paula Biren, 17 ans, vivait dans le ghetto de Lodz en Pologne, Hanna Marton vivait à Budapest, Ada Lichtman, vivait à Wieliczka où tous les hommes furent fusillés.

Ce qu'elles ont vécues, de façons tout à la fois différentes et terriblement semblables, démontrent et confirment les procédés mis en place par l'Allemagne nazie pour exterminer les juifs.

Chaque témoignage a son film propre : Le serment d'Hypocrate pour Ruth Elias, enceinte lors de sa déportation, Baluty pour Paula Biren, membre de la police juive avant d'être déportée à Auschwitz, La puce Joyeuse pour Ada Litchman qui participa à la révolte du camp de Sodibor, L'arche de Noé pour Hanna Marton qui fit partie des 1684 juifs "achetés" et "sauvés" par Rudolf Kastner.

A voir sur Arte.tv

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