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M6 diffuse le film tiré de la tournée Nevermore de Mylène Farmer qui l'a menée dans les stades en France, Suisse et Belgique en 2023 et 2024.

Scène immense s'étendant en proscenium en croix jusqu'au cœur du public, écrans XXXXXL, nacelle qui permet à la chanteuse de survoler les spectateurs, oiseaux noirs géants... dès les premières images le gigantisme de l'installation impressionne. Les vues aériennes sur la structure du Stade et sur les 80 000 spectateurs donnent les proportions de l'événement. Les images en plans larges ou serrés sont très belles. Les moyens techniques déployés pour cette captation sont à la hauteur des ambitions du spectacle.

Tout serait parfait si le réalisateur n'avait fait le choix de changer de plans toutes les 2 ou 3 secondes, semblant vouloir être partout simultanément. Gros plans sur les musiciens, sur les danseurs, sur les cuissardes de Mylène, sur des éléments du décors... Plans larges vu du toit, plans sur le ciel, plans dans le noir dont ne sait quoi... A force de vouloir tout montrer, il ne montre rien et ne rend certainement pas honneur à la scénographie imaginée par la chanteuse, incluant les vidéos conçues pour les écrans géants, les différents décors et les chorégraphies. 

Le film en devient agaçant. Reste la playlist qui mixte classiques incontournables et morceaux plus récents : Prologue, Du temps, Peut-être toi, Libertine, Optimistique moi, A tout jamais, C'est une belle journée, Paysage glacé, Tristana, Medley (Remember, Dégénération, Beyond m'y control, Je t'aime mélancolie, Rolling Stone, Pourvu qu'elles soient douces, Tristana), Rayon vert, Rêver, L'Autre, Que l'aube est belle, Sans contrefaçon, Oui mais non, Ode à l'apesanteur, Que je devienne, XXL, Rêve interdit, Désenchantée, Rallumer les étoiles, Épilogue.

A voir en replay sur M6

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Louis est de retour dans sa famille. Après plusieurs années d'absence, il revient annoncer à sa mère, sa soeur, son frère et sa belle sœur qu'il va bientôt mourir. 

Pour les 30 ans de la disparition de l'auteur, le théâtre de l'Atelier présente Il ne m'est jamais rien arrivé et Juste la fin du monde. Cette dernière est mise en scène par Johanny Bert qui suspend dans les cintres, à la vue des spectateurs, le mobilier de la maison familiale. Chaque élément descendra pour se positionner aux côtés des acteurs au fur et à  mesure des scènes. Ce principe de mise en scène fonctionne curieusement assez bien, soulignant visuellement l'étrangeté des échanges. Le choix de représenter le père disparu par un masque d'homme semblant flotter entre les scènes s'avère bien moins efficace, à la limite du ridicule.

Pour incarner les membres de cette famille dysfonctionnelle, menée par les non-dits et les ressentiments, cinq comédiens. Vincent Dedienne, dans le rôle du taiseux Louis, joue le personnage avec distance, soulignant une posture en retrait. Son talent s'exprime plus pleinement dans ses longs apartés au public. A ses côtés, dans le rôle de la petite soeur admirative et survoltée, on retrouve avec joie Céleste Brunnquell. Astrid Bayiha, Christiane Millet et Loïc Riewer, particulièrement marquant dans le rôle du frère, composent le reste de la famille.

* Lire la critique de l'adaptation cinématographique réalisée par Xavier Dolan 

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Mêlant confidences face caméra et vidéos personnelles, entre documentaire et auto-portrait, Vincent Lindon, cœur sanglant dessine une personnalité d'une grande complexité. 

Humiliations de l'enfance, manque d'amour d'une mère, exigences d'un père, souffrances d'un métier d'acteur qu'il dévalorise, emportements, besoin constant d'aller vite, agacement pour les autres et pour lui-même, amour fou pour ses enfants, dégoût de la vieillesse, goût tardif pour les honneurs,... le portrait se fait par évocations, déclarations et auto analyses.

Vincent Lindon se révèle ainsi en homme agacé par les autres et par lui-même, qui se glisse dans la peau des personnages pour se fuir.

En homme à fleur de peau, dont on perçoit, que les humiliations et les blessures de l'enfance l'ont façonnées violemment.

En homme excessif tout à la fois touchant et agaçant.

En homme drôle aussi dans ses agacement, qui, par exemple, en tournage à Chypre, un dimanche, au bord d'une piscine où il "ne sert à rien" s'étonne : "Si on m'avait dit, ça, un jour, que j'allais me mettre sur deux frites."

Un documentaire âpre à réserver à ceux qui éprouvent de l'admiration ou de l'affection pour  Vincent Lindon, comédien immense.

A voir sur Arte.

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A New-York, en 1961, Bobby Zimmerman débarque du Minnesota pour rendre visite à son idole Woody Guthrie.

Un parfait inconnu se concentre sur les débuts de Bob Dylan, de son installation à Greenwich Village et le parrainage de Pete Seeger au concert du Festival Folk de Newport en 1965. Cinq années contées de façon chronologique, sans fantaisie dans le récit. Les débuts fulgurants de Dylan devenant la référence folk jusqu'au virage de Like a Rolling Stone, ses admirations sincères, son assurance/arrogance, ses amours pour Suze Rotolo et Joan Baez, "rivale" de poids pour le chanteur, dessinent le portrait d'une personnalité complexe. Si les dialogues de Dylan sont limités, amplifiant la part de mystère du personnage, le film laisse entendre (jamais en entier) quelques un de ses textes soignés, poétiques, et militants. 

Le film est, sans être déplaisant, esthétiquement, très classique. Les interprètes sont remarquables. Timothée Chalamet est très bon en Dylan taiseux et arrogant. Il impressionne particulièrement en interprétant lui-même les chansons. A ses côtés, Monica Barbaro excelle dans le rôle de Joan Baez dont elle interprète, elle aussi, les chansons. Elle Fanning, Edward Norton et Boyd Holbrook complètent cet excellent ensemble de comédiens. La qualité de leur interprétation maintient notre intérêt pendant les 2h20 du récit même lorsque le film marque le pas dans sa dernière partie. 

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