Dans des séries télé ou des films peu prestigieux, elle est la part d'humanité, celle qui nous accroche tout de même à l'histoire. Dans "Comme t'y es belle", dans des scènes qu'elle rend cultes, elle sauve le film du vite-vu, vite-oublié. Dans "La famille Wolberg", elle apporte la touche de subtilité, tout en fragilité qui fait qu'on marche dans cette drôle d'histoire. Dans "Les invités de mon père", elle joue à jeu égal au coté des deux monstres Lucchini et Viard. Dans "Le Prénom", elle est impériale dans un rôle complexe, suscitant simultanément rire et compassion.
Le César qui lui a été remis en février dernier nous a réjoui et rendu heureux pour elle.
Valérie Benguigui est décédée lundi.
Brigitte Catillon est sans doute une de nos plus grandes comédiennes de second rôle, elle est tout autant présente au cinéma, à la télévision et au théâtre. Elle a ainsi été dirigée par Claude Chabrol, Alain Tavernier, Ariane Mouchkine, Alain Francon, Jean-Michel Ribes, Michel Deville, Roger Planchon, Claude Berri, Denis Llorca, Michel Fau,...
Son physique de presque jeune premier, souvent utilisé dans des rôles ambigus, occupe nos écrans de télévision depuis presque trois décennies. Ses apparitions au cinéma plus rares sont toujours marquantes. On se souvient de "Une affaire de goût" de Bernard Rapp où il se laissait manipuler par un Bernard Giraudeau pervers, "Nelly et Monsieur Arnaud" de Claude Sautet où amoureux des vieux livres, il souriait à Emmanuel Béart.
Comment peut-on oser remettre à Christof Waltz le BAFTA du meilleur acteur de SECOND rôle pour "Django Unchained" alors qu'il est quasiment de tous les plans dans les deux premières heures et qu'il participe de façon majeure à l'intérêt artistique du film ?