exposition

P1070200.JPGSur les quais de Seine aux pieds de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, du 25 juin au 21 septembre, sont exposées 35 photos noir et blanc issues des archives de Paris Match. Ces belles photos mettent en scène quelques figures marquantes du cinéma mondial arpentant les quais de Paris. P1070201.JPG

Voir les commentaires

 

Martial-Raysse.jpgCette rétrospective du travail de l'artiste français le plus cher après Pierre Soulages compte pas moins de 200 oeuvres réalisées entre les années 60 et aujourd'hui. De quoi faire connaissance avec ce peintre originaire de Golf Juan, aujourd'hui installé en Dordogne, curieusement méconnu de monsieur Tout-le-monde.

Dans les années 60, Martial Raysse est l'un des artistes majeurs du Pop Art. Martial-Rayse---Beaubourg-2014--17--2.jpgCouleurs flashies, installations de néons, détournements de pubs et de produits, ses oeuvres sont joyeuses et impertinentes. Elles occupent le premier tiers de l'exposition et représentent sans doute la part la plus intéressante de l'exposition.

Dans les années 70, Raysse change radicalement de style en proposant des montages-collages hippies, des natures mortes, des oeuvres figuratives, s'inspirant de la mythologie.. Tout devient fade et triste. 

 L'exposition se termine par des oeuvres récentes où on retrouve le goût de l'artiste pour les détournements, le second degrés, les couleurs fluos et un certain mauvais goût réjouissant.Martial-Rayse---Beaubourg-2014---Ici-plage--comme-ici-bas--.jpg


 


Voir les commentaires

Henri-Cartier-Bresson-www.zabouille.over-blog.com.jpgLe Centre Pompidou offre jusqu'au 9 juin 2014, l'occasion d'admirer près de 500 photographies, dessins, peintures et films réalisés par Henry Cartier-Bresson. De quoi se rendre compte à quel point ce photojournaliste a parcouru l'Histoire à travers le monde : guerre d'Espagne, seconde guerre mondiale, indépendance de l'Inde, arrivée de Mao Zedong au pouvoir en Chine, Mai 68 à Paris, Cuba,...

On y retrouve quelques uns de ses clichés les plus connus dont ceux des obséques de Gandhi. Une somme de travail admirable mais, artistiquement, sans doute pas le photographe le plus impressionnant.

Voir les commentaires

Monumenta---Ilya-et-Emilia-Kabakov---Mai-2014--87-.JPGPour sa 6e édition, Monumenta ouvre la nef du Grand Palais à Ilya et Emilia Kapakov. Artistes Russes exilés à New-York, les Kapakov proposent aux visiteurs d'entrer dans "l'étrange cité" et de fuir un instant l'agitation du monde pour se laisser aller à une certaine méditation. Cette ville est faite de murs blancs immaculés sur lesquels tombe l' exceptionnelle lumière qu'offre la nef par beau temps. L'ensemble plonge d'emblée le visiteur dans une humeur paisible propice à l'accueil des curieuses propositions des deux artistes.

La visite débute par le musée vide qui, comme son nom l'indique, ne comporte aucune oeuvre artistique à l'exception de la "Passacaille" de Bach. Une réflexion sur le statut de l'Art dont la liberté est souvent menacée, comme Ilya et Emilia Kabakov ont pu le connaître en ex-URSS.

La découverte se poursuit par l'espace Manas qui expose la maquette et des dessinsMonumenta---Ilya-et-Emilia-Kabakov---Mai-2014--33-.JPG représentant une ville qui aurait existé ou été inventée au Tibet. Une ville entre terre et ciel composée de 8 montagnes récoltant l'énergie cosmique. Suit le centre de l'énergie cosmique qui explique comment récolter cette énergie en orientant les bâtiments à 60°, principe que l'on retrouve dans de nombreux édifices anciens tels que la pyramide de Gizeh ou la tour de Babel. Les deux salles suivantes se nomment "Comment renconter un ange" et "les portails" et tout est dans les titres. La visite se termine par les deux chapelles - l'une blanche, l'autre sombre - dont les murs présentent, d'un côté, des extraits d'oeuvres picturales évoquant la vie passée en ex-URSS et de l'autre de grandes peintures autobiographiques dont le centre est le trou noir de la partie soviétique. Les Kabakov proposent des voyages intéressants même si on peut avoir des réserves sur la représentation de ceux-ci. Les maquettes intrigues mais les dessins et les peintures présentés dans les différents espaces ne touchent pas vraiment.Monumenta---Ilya-et-Emilia-Kabakov---Mai-2014--43-.JPG

Pourtant l'ensemble du projet fonctionne. Les repéres sont vite perdus dans cette cité blanche sorte de labyrinthe aveuglant. Le pari de nous oter d'un quotidien agité est gagné. Quant au défi, lancé par le concept Monumenta de prendre possession de cet espace de 13.500m², la proposition des Kabakov le relève de belle façon. Ainsi, rarement l'oeuvre se sera aussi bien accouplée à la Nef. La verrière habille merveilleusement l'oeuvre en projetant les ombres de la structure sur les murs blancs de cette "étrange cité" qui occupe un bel espace au sol. Sans doute la proposition la plus intéressante sur ce plan après le Leviathan d'Anish Kapour. Monumenta---Ilya-et-Emilia-Kabakov---Mai-2014--56-.JPG

PS : Et aussi présentée dans le cadre de l'exposition, la coupole de verre dont les couleurs changent au rythme de la musique, créée par les Kabakov pour une représentation du "Saint François d'Assise" de Messian en 2003. 

Voir les commentaires

Fort-de-Francesca-Piqueras-3.jpg Fort de Francesca Piqueras 2

La photographe Francesca Piqueras concentre son travail sur les épaves et la mer. Aprés avoir proposé des clichés de cargos et de plateformes pétrolières abandonnés, elle présente la série "Fort". Prise dans l'estuaire de la Tamise, cette dizaine de photos grand format met en scène les forts Maunsell construits pendant la seconde guerre pour protéger Londres. Ces constructions  étranges et inquiètantes semblent des araignées ou des vaisseaux venus d'ailleurs. La mise en image propose de belles lumières mais on ne peut s'empêcher de penser que l'intérêt des photos réside plus sur ce qu'elles représentent que sur le travail de l'artiste.

Voir les commentaires

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog