François, chef d'orchestre reconnu, se voit offrir la direction de la Scala. Denis, son fils, chef d'orchestre également, apprend que cette offre lui était en fait destinée.
Dès la première scène, une remise de prix qui sonne faux, l'inquiétude nous gagne. La suite ne démentira pas cette impression. Ici, tout est sans nuance, sans finesses : l'histoire, les dialogues, le dessin des personnages, le jeu des acteurs, la réalisation...
Même Arditi et Attal se prennent les pieds dans le tapis.
Jeanne, ouvrière dans une usine de poisson, prend contact avec son père, Serge, qu'elle n'avait jamais rencontré. Il l'invite dans sa somptueuse propriété où vivent sa femme, sa fille, sa petite fille et la bonne.
Le casting 5 étoiles, Dominique Blanc, Jacques Weber, Laura Calamy, Céleste Brunnquell, Doria Tillier, Suzanne Clément et Naidra Ayadi était prometteur mais l'absence de ligne directrice en tout point - réalisation, montage, scénario, dessin des personnages - n'aide pas le spectateur à se passionner pour cette histoire. Même la bande son ne fonctionne pas. La tournure que prend le récit en dernière partie touche au ridicule.
En Hautes-Savoie, l'usine où Cédric travaille va être rachetée par un fonds d'investissement anglais entraînant des licenciements.
La réalisation et l'écriture du récit manquent de finesse, tout est manichéen. Malgré le talent des interprètes, Pierre Deladonchamps, Grégory Montell, Laetitia Dosch, Finnegan Oldfield, Marie Denarnaud,... de nombreuses scènes sonnent faux. Le récit grossier, lourdingue, se perd dans l'anecdote et ennuie souvent.
Dans les Pyrénées, deux amis organisent des randonnées à cheval à travers la montagne pour des touristes en mal de nature.
Le concept n'est pas nouveau : un groupe de personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent confrontés à vivre ensemble des moments compliqués. Les embûches et situations cocasses sont généralement propices à des moments de rires. Sauf qu'ici les évènements et les névroses des personnages sont plus pathétiques ou agaçantes que drôles. Et que les situations ne sont pas exploitées, le récit écrit à la truelle. D'un autre côté le propos n'est pas suffisamment puissant pour susciter l'intérêt. Le film ennuie rapidement.
Il reste Pio Marmai et Philippe Rebbot déchaînés. Le reste du casting fait ce qu'il peut avec la partition qu'il a à jouer.
La vie d'Elvis Presley racontée par son manager, le Colonel Parker, qui manipulé le chanteur durant toute sa carrière.
Plus qu'un biopic sur Elvis Presley, le film se concentre surtout sur l'exploitation que le Colonel Parker a fait du chanteur, sa poule aux oeufs d'or. Le film pourrait tout aussi bien porter le nom du Colonel tant sa présence, à commencer par la voix off, hante ce récit. Austin Butler et Tom. Hawks sont parfaits dans ce duo amour-haine.
La qualité de leur interprétation est le seul point positif du film qui présente trop d'images, trop de split-screen, trop de sons, trop de voix off, trop d'infos. Baz Luhrmann sature son film et saoule le spectateur. Au lieu, de nous proposer une ivresse dynamisante, le tourbillon dans lequel il nous plonge nous donne la nausée. Ce trop plein noie les bonnes idées de réalisation et d'ellipses, ne laisse que peu de place à la musique de Presley, qui est saucissonnée, et ne favorise pas l'émotion. Les seuls moments où Luzmann pose sa caméra, permettant aux sentiments de s'exprimer, sont ceux où intervient Priscilla Presley, épouse d'Elvis, peut-être la seule personne qui l'a sincèrement aimé.