seances de rattrapage - dvd

Suzanne, 16 ans, s'ennuie. Elle vit harmonieusement avec sa soeur et ses parents mais le lycée et les gens de son âge ne l'intéressent pas. Sur le chemin des cours, elle rencontre un beau jeune homme qui semble lui aussi se sentir seul.

Suzanne Lindon réalise et joue son premier film, fait de beaucoup de silences, de timidité, de moments de grâce et de délicatesse. Elle s'entourent de comédiens au jeu élégant (Arnaud Valois, Frédéric Pierrot, Florence Viala, Rebecca Marder) et joue, avec ses faux airs de Charlotte Gainsbourg, époque "Petite voleuse", parfaitement l'adolescente tout en gaieté et langueur. Christophe, Vivaldi et une chanson originale de Vincent Delerm accompagnent musicalement ce premier amour troublant et empêché.

Il se dégage de ce film, certainement pas parfait, une émotion qui emporte sans qu'on ne sache très bien pourquoi. Un effet diabolo...  grenadine.

 

 

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Arthur et César, la cinquantaine bien sonnée, sont amis depuis le collège. Suite à un échange de carte vitale, Arthur doit annoncer à César que César est atteint d'un cancer. Le quiproquo s'installe, le malade pensant que c'est l'autre qui est mourant.

Très vite apparaît un manque de rythme évident qui jalonnera tout le film. Les auteurs semblent aussi hésiter sans cesse entre comédie et drame sans trouver la bonne tonalité. L'accompagnement musical semble dire l'inverse des scènes qu'il illustre. Les gags sont moyennement drôles et tombe souvent à plat, les scènes d'engueulade et de déclaration sont lourdes et l'histoire de non-dits prend des chemins gênants. Ceux qui ont toujours douté des talents de comédien de Patrick Bruel ne seront pas ici démentis. A sa décharge, il n'est pas très bien servi par les auteurs. 

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Sybille et son fils Samuel traversent le Kirghizistan à cheval. Leurs relations semblent très complexes.

Joachim Lafosse adapte le livre éponyme de Laurent Mauvignier en le réduisant à la partie dédié au road trip équestre. Sans délivrer d'emblée de contexte, le scénario distille petit à petit des informations sur le passif de Sybille et Samuel. C'est l'histoire d'une lente et difficile réconciliation filmée sans effets, avec peu de dialogue. La beauté des chevaux, des paysages et des  Kirghizistanais aidera à panser les blessures.

Kacey Mottet Klein et Virginie Effira sont parfaits.

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Thomas revient dans la ferme de ses parents. Il y découvre sa belle-sœur et son neveu de six ans. Sa mère est à l'hôpital veillée par son père.

La mise en images et en lumière séduisent. Le mélange des grands espaces, de l'enfermement de la condition de paysan, des non-dits et du huis clos familial donne au film sa tonalité particulière. Le récit qui tient sur un timbre poste s'impose grâce à ses interprètes, en premier lieu Niels Schneider et le tout jeune Roman Coustere Hachez.

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Joachim raconte à Alice qu'un homme lui a hurlé dans la rue "Zoran, le 21 août 1983 on t'a tué. Tu es mort" Joachim est d'autant plus troublé que le 21 août 1983 est sa date de naissance. Joachim serait il la résurrection de Zoran ? Alice et Joachim, accompagnés de Paul et Virginie qui les filment, partent en Bosnie sur les traces de Zoran... Ou de Joachim...

Si on accepte de s'abandonner sans reticence à cette improbable histoire, on est rapidement happé par la forme originale du film. Ainsi que par sa tonalité qui mêle humour et drame, une réflexion sur la quête, la mort, le deuil et un hommage aux victimes de la guerre.

Le film bénéficie également d'excellents interprètes : Adèle Haenel, Joachim Couzinie et Antonia Burezi

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