seances de rattrapage - dvd

Djibi, jeune veuf, élève seul sa fille, Sofia, qui adore s'endormir en écoutant son père lui raconter des histoires. Mais, Sofia grandit.

Michel Hazanavicius présente un récit ambitieux qui navigue entre deux mondes, le réel et celui de l'imaginaire. Dans ce dernier, qui ressemble sensiblement à un studio de cinéma, vivent de nombreux personnages loufoques qui permettent au réalisateur de laisser libre court à son humour décalé. Dans la représentation du monde réel, Hazanavicius adopte un premier degré qui flirt parfois avec le niais mais que la qualité des comédiens (Omar Sy, Bérénice Bejo, François Damiens, Keyla Fala, Sarah Gaye) atténue. 

Le monde imaginaire, aux effets spéciaux nombreux, n'est malheureusement pas très beau. Ce manque d'esthétisme et la tonalité hésitante, entre premier degré , humour potache, film d'aventure et comédie romantique, ne permettent pas à la poésie de s'installer.

C'est dommage car cette réflexion sur la perte de l'enfance vécu du côté du père, qui est aussi un nouvel hommage au cinéma, propose plusieurs belles idées. 

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En Pologne, en  1949, Wiktor, musicien, dirige une troupe de chants et de danses folkloriques et tombe amoureux de Zula une des chanteuses. Quand l'Etat impose au groupe de porter la bonne parole du parti lors d'une tournée européenne, Wiktor tente de convaincre Zula de fuir à l'ouest.

Cold war,  guerre froide entre l'Est et l'Ouest, entre Wiktor et Zula. Dans un format 4/3, en noir et blanc, la réalisation soigne particulièrement l'esthétique au point de prendre le dessus sur un scénario un peu faible qui offre toutefois quelques beaux moments.

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Franck, jeune pompier de Paris, est gravement brûlé lors d'une intervention.

Malgré toute l'admiration, la reconnaissance et la sympathie que l'on porte aux pompiers, malgré l'indéniable talent de Pierre Niney, d'Anaïs Demoustier et de Vincent Rottier, on peine à maintenir notre attention face à ce récit trop démonstratif. Tout déborde. Les dialogues explicatifs, les situations attendues, la réalisation appuyée.

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En 1891, un an après la mort de Vincent Van Gogh, Armand Roulin doit livrer à Théo Van Gogh une lettre écrite par Vincent le jour de sa mort. A Paris, Armand apprend que Théo est mort. Il se rend alors à Auvers sur Oise pour enquêter sur la mort de Vincent.

Le film imagine cette enquête qui met en doute la thèse du suicide de Vincent Van Gogh et retrace la vie et les derniers jours de Vincent Van Gogh.

"Nous ne pouvons parler que par nos tableaux" cette phrase tirée de la dernière lettre de Vincent Van Gogh a inspiré le concept du film. 

125 tableaux reproduits pour servir de toile de fond, 10 comédiens choisis pour leur ressemblance avec les personnages de la vie du peintre (qu'il a lui même peints), une centaine de peintres pour peindre à l'huile les rush plan par plan (soit 12 par seconde) par le procédé de la rotoscopie, 62 500 images retravaillées... 7 années ont été nécessaires pour réaliser Passion Van Gogh.

Tout d'abord, c'est le procédé technique et artistique impressionnant qui maintient notre attention. L'ensemble est très beau. Malheureusement, le récit marque des longueurs, et peine à intéresser. 

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Un démarrage un peu poussif - un nouveau spectacle tous les 3 ans par besoin... d'argent, son rapport au public, un hommage au sketch Les organes de Roland Magdane, les américains, les smartphones confisqués à l'entrée du spectacle - jusqu'à une séquence très réussi sur Ikéa "Prendre le raccourci chez Ikea c'est comme prendre une salade au Mc Do, ça n'a aucun sens.", puis sur les femmes vs les hommes, les moches vs les belles, les pas harcelables.... et un recoup de mou - les noms de marques, les applications et les réseaux sociaux la cigarette électronique, son inaptitude au monde actuel, l'âge, la mort... Pourtant, le sourire ne nous quitte jamais vraiment... Jusqu'à une réjouissante interprétation de la femme qui ne ment pas où le rire franc revient suivi du descriptif hilarant d'une procession funèbre dans les rues de Paris.

Ce spectacle à l'écriture moins percutante qu'à l'habitude confirme l'exceptionnel pouvoir comique du jeu de Florence Foresti, à la gestuelle et aux bruitages magiques.

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