<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>

serie

Kyan, qui va avoir 40 ans, vient de se faire larguer brutalement par sa copine après 3 mois de relation complexe. Il entame une colocation avec Billie, la petite amie d'un pote et la fille la plus relou qui soit.

La suite de la série Bref est désormais accessible gratuitement sur TF1. On retrouve Kyan Khojandi avec plaisir et on se réjouit de la présence de Laura Felpin dans le rôle de Billie et Baptiste Lecaplain en Super-papa.

La saison 2 abandonne le format court de 2 minutes en 82 épisodes pour une version longue de 6 épisodes de 30 à 45 minutes. La production bénéficie de moyens permettant de faire appel à des effets spéciaux censés enrichir la réalisation et le récit, mais qui ne fonctionnent pas toujours. Si Kyan Khojandi et Bruno Muschio ont un don pour toucher juste, et ici de façon plus grave, le format long est moins percutant. 

En perdant de sa brièveté, Bref perd en efficacité.

A voir sur TF1+

Voir les commentaires

Louise quitte Limoges pour poursuivre ses études de cinéma à Paris. Elle emménage en colocation avec Nelson et Charlie qui sont amis depuis l'enfance.

Des trois personnages, c'est sans contexte celui de Louise qui nous accroche à l'histoire. D'abord parce qu'elle est très bien interprétée par l'attachante Liv Henneguier et parce que c'est son personnage qui porte le sujet cinéma, notamment avec ses échanges avec son mentor (Tim Robbins, très bien), le sujet le plus intéressant du scénario. Le personnage de Nelson qui apprend l'art du sushis et aime une femme plus âgée (Jeanne Balibar, troublante) est interprété par Théo Christine, très bon également.

Le point faible du récit se situe dans le personnage de Charlie (que défend Clara Bretheau). Ce personnage particulièrement pénible fait basculer le récit dans la caricature et le mélodrame lourdingue.

L'ensemble est ainsi à la fois plaisant et irritant.

A voir en replay sur Arte.fr

Voir les commentaires

Laura, pharmacienne, préside une association de soutien aux femmes victimes de violence. Un jour, Audrey, est assassinée par son mari devant toutes les autres membres de l'association.

La série, à travers cette histoire d'autojustice, trace plusieurs portraits de victimes, ceux de leurs bourreaux et fait le constat d'une police et d'une justice inopérantes. Devant, l'absence de solutions légales et efficaces pour mettre hors d'état de nuire ces hommes toxiques et violents, et face à la menace qu'ils représentent, le choix extrême de Laura Stern flatte nos plus bas instincts.

A l'exception du féminicide qui fait basculer Laura, la réalisation ne met pas en scène les crimes. Ce qui importe c'est la colère et l'impuissance de Laura face à l'insupportable, à la fragilité des victimes démunies face à des hommes inarrêtables et l'absence de solutions légales réellement efficaces. Ainsi, si "on ne peut pas attendre qu'un homme tue sa femme pour l'empêcher de tuer sa femme", "on ne peut pas condamner les criminels avant qu'ils aient commis leur crime."

Le dernier épisode dédié au procès est particulièrement cruelle pour la justice qui malmène les témoins et dénigre l'importance des violences faites aux femmes. En générique, Je t'accuse la puissante chanson de Suzanne est ici particulièrement pertinente et toujours aussi efficace.

Valérie Bonneton est parfaite. Les comédiens qui l'accompagnent, dont Samir Guesmi, sont également excellents.

A voir en replay sur France.tv

Voir les commentaires

Le 10 août 2017, après avoir embarqué dans le sous-marin créé par l'inventeur danois Peter Madsen, la journaliste suédoise Kim Wall disparaît.

La série se concentre sur la complexe enquête qui a été menée par la police danoise pour prouver le meurtre de Kim Wall par Peter Madsen. Puisqu'il n'y a plus de mystère sur l'affaire, il était effectivement judicieux de décrire le déroulement de l'enquête jusqu'à son dénouement. Suppositions, interrogatoires des témoins, preuves, aveux, contre-aveux, effets des courants et des vents, interventions des scientifiques et des chiens renifleurs marins... mais aussi relations entre la police et les parents de la victime, la série nous plonge au cœur de l'enquête sans que jamais ne soit représenté le meurtre ou incarné le meurtrier.

Sobre et efficace.

Voir les commentaires

Ditte Jensen agent secret du Danemark vient de prendre sa retraite en Islande. Elle met de l'ordre dans son immeuble avec des méthodes expéditives.

Tapage nocturne, mère dépassée, enfants souffrant d'addiction aux écrans, chat indélicat, femme battue, crise climatique... Ditte se trouve de nouvelles missions pour la copropriété que ses voisins soient d'accord ou pas. Les références aux chauvinismes Suédois, Norvégiens et Danois, les allusions aux traumatismes des soldats, celles à l'utilisation de la torture par les armées en Irak, ou en Afghanistan et celles aux guerres de colonisation danoise donnent à cette série une tonalité inattendue. 

Trine Tyrholm est parfaite en femme radicale, jouant sans cesse un double jeu et que rien n'arrête.

A voir en replay sur Arte.fr

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog