Été 1991, Camille, 15 ans, en vacances en famille aux Sables d'Olonne, chez Mado, sa grand-mère, rencontre Martin et Alexandre sur la plage. On les retrouve ensuite à l'automne 2001, à l'hiver 2010, au printemps 2022.
Une rencontre, un mariage, un enterrement, la guerre du Golfe, les attentats du 11 septembre, les catastrophes climatiques,... à travers ces évènements intimes, avec en simple évocation ceux internationaux, cette mini série, créée par Hélène Duchâteau et réalisée par Nicolas Maury, raconte l'histoire de ces trois personnages, de leur évolution et celle de leur entourage. Le scénario est écrit sans esprit ou réelle inventivité, avec des dialogues d'une grande fadeur. Nicolas Maury tente par sa réalisation d'y instiller de l'épaisseur et un peu de caractère mais n'y parvient pas vraiment. La bande son dont la musique originale Adrien Gallo est plus réussie.
Ce qui sauve un peu la série c'est la qualité de ses interprètes, des jeunes Marysole Fertard, Félix Nebel et Joann Brezot à Martine Chevalier en passant par Stéphane Caillard, Abraham Wapler, Géraldine Pailhas, Ophélie Bau et tous les seconds rôles.
Ana et Oscar se rencontrent au nouvel an 2015. C'est le jour de ses 30 ans à elle, lui les a eu la veille.
Elle, barmaid, lumineuse, adore voir son cercle d'amis s'agrandir et rêve d'aller travailler au Canada. Lui, médecin, de nature taciturne, donne difficilement sa confiance.
Cette série nous propose de vivre dix 31 décembre ou 1er janvier avec Ana et Oscar. Un jour de fête, ou pas, par an pour voir les deux héros évoluer, ensemble ou pas, à travers des scènes de vie simple, avec la famille, les amis ou les voisins. Les scènes de vie sont très naturelles et les deux héros très attachants.
1999, à Bouville sur Mer, Sarah Leroy, 15 ans disparaît. 25 ans plus tard, Fanny Courtin, journaliste, revient dans la ville de son enfance pour écrire sur l'affaire.
La série alterne récit de l'année 1999 et celui de 2025 avec une parfaite lisibilité. Le scénario bien écrit présente des rebondissements inattendus. Les très beaux personnages féminins sont parfaitement incarnés par Marie Denarnaud, Constance Labbé, Fleur Geffrier, Eurydice El Etr, Elodie Franck Nelligan, Daphné Girard, Capucine Malarre, Kali Boisson. Elles sont accompagnées notamment par Marc Ruchmann, Adam Abdo et Simon Rodzynek également très bons.
Ils servent tous très bien cette originale série policière sur la puissance de la sororité.
Série en 4 épisodes à voir sur France 2 à partir du mercredi 12 novembre 2015 ou en replay sur France.tv
A Paris, le 13 novembre 2015, alors que dans la salle la tuerie a déjà eu lieu, Marie, Caroline, Sébastien, Arnaud, Grégory, Stéphane et David font partie des 11 otages du couloir du Bataclan. Plusieurs jours plus tard, ils se retrouvent et décident de s'aider à surmonter le traumatisme.
La scène d'introduction de 8 minutes nous plonge directement dans le chaos des premiers secours. On imagine aisément que cette représentation est bien en deçà de la réalité. Mais, la scène impressionne.
Puis, le récit se concentre sur la reconstruction des membres du groupe. Les jours, les semaines, les mois d'après, chacun confronté à son environnement familial, amical, professionnel. Chacun ayant ses réactions propres et vivant l'après à sa manière. David qui a besoin de rencontrer les hommes de la BRI qui les ont sortis du couloir, Grégory qui apprend qu'il devra garder près du poumon un des bouts de métal qui lui ont lacéré le dos après qu'un des terroristes aient fait sauter sa ceinture d'explosifs, Stéphane qui ne parle que des autres, Marie qui s'est raccroché à son sac pendant toute la prise d'otages, Arnaud qui s'enfonce dans la déprime, Sébastien qui a sauvé une femme enceinte suspendue à la fenêtre, Caroline qui doit aussi faire face à la maladie.
La série bénéficie d'une grande qualité d'écriture tant au niveau du scénario (Lestrade, Lacomblez) que des dialogues (Antoine Lacomblez). Le récit, dans lequel tout est vrai, dose parfaitement les moments de reconstitution de l'attentat, d'émotions pures, de vie quotidienne, de bonheur, de sidération, de manifestations du traumatisme, de solitude de l'entourage, la solitude des ex-otages, des réactions complètement connes qu'il faut encaisser, des difficultés à vivre. Et parvient aussi à évoquer le trauma national, celui de Monsieur et Madame tout le monde comme celui des policiers qui sont entrés dans la salle.
Si la qualité d'interprétation est importante dans toutes les fictions, elle est ici indispensable, essentielle. Les comédiens, des premiers aux seconds rôles sont tous remarquables (Alix Poisson, Benjamin Lavernhe, Antoine Reinartz, Félix Moati, Thomas Goldberg, Cédric Eeckhout, Anne Steffens, Julie Sicard...).
Jean-Xavier de Lestrade, après les déjà excellents Laetitia et Sambre, parvient cette fois encore à faire, avec tact et finesse, le portrait des victimes et le récit de l'extrême violence subie.
Paris, 1899, Céleste est à la recherche de son frère et de sa sœur, dont elle a été séparée enfant après l'assassinat de leur père.
TF1 propose un soap opéra à la fois drame familial et reconstitution historique. Cabaret, french cancan, danseuse nue, artiste maudit, Sarah Bernard, Toulouse Lautrec,... la série réinvente le Montmartre de la toute fin du XIXe siècle. La bande musicale proche de celle de Downtown Abbey nous laisse espérer le meilleur.
Certes, la reconstitution est plutôt réussie, les comédiens efficaces, mais le récit et l'intrigue sont d'une piètre inventivité et l'écriture un peu niaise.