<< < 1 2 3 4 > >>

1985, dans le New Jersey, David, 20 ans est engagé pour l´été, au Country Club comme professeur de tennis. Il a deux mois pour décider de ce qu´il fera à la rentrée : poursuivre ses études de comptable vers lesquelles le pousse son père ou miser sur sa passion pour le cinéma. 

Il n´est jamais trop tard pour bien faire et découvrir cette série de 3 saisons dont le 26e et ultime épisode fut diffusé en octobre 2018. Accompagnée d'une réjouissante playlist, cette création Amazon Prime semble un hommage aux teen movies des années 80. Humour, romance et dramaturgie dessinent le parcours de David, mais aussi ceux de ses amis et de ses parents, vers l'émancipation. Graig Roberts, très attachant dans le rôle principal, est entouré d´une pléiade d´excellents comédiens dont les personnages secondaires sont particulièrement soignés.

Une série rafraîchissante à voir sur Amazon Prime.

Voir les commentaires

"[...] La culture n'est pas une aimable excroissance ou un futile ornement de la société. Elle n'est pas en marge. Elle en est le centre. Elle en sera le vestige. [...] Voici venu le temps des artistes, des cinéastes responsables, pour nous porter, pour nourrir nos imaginaires et nous aider à nous répéter, à nous-mêmes, chaque fois que nous le pourrons, en hommage à ceux qui souffrent et qui se battent dans le monde : "être vivant et le savoir"."

Humanité, sensibilité, intelligence, Vincent Lindon place la barre très haut.

Certes, il ne s'agit "que" de la présidence du 75e festival de Cannes. Certes.

Et Pater d'Alain Cavalier nous revient en tête.

L'entièreté du discours, à écouter ci-dessous.

Voir les commentaires

En août 2002, les troupes américaines prennent possession de Kaboul. Mir Hussein, 7 ans, vit en Afghanistan avec sa famille dans une grotte de Bamiyan. Les réalisateurs vont suivre Mir jusqu'en août 2021 alors que les Talibans reprennent le pouvoir.

Raconté à la première personne, filmé au plus près de son protagoniste, le documentaire impressionne par la capacité de Mir à continuer à croire en un futur meilleur malgré la misère et la terreur terroriste. En suivant la jeune vie de Mir, les réalisateurs déroulent l'histoire récente d'un des pays les plus meurtris. En insèrant des documents d'archives qui témoignent des différentes interventions des occidentaux dans la recherche de la paix, ils mettent en parallèle, l'incroyable ténacité d'un peuple face à l'horreur et l'incapacité des dirigeants du monde.

A voir sur Arte.

 

Voir les commentaires

Nessa Stein, anglo-israélienne, à la tête de l'empire familiale, travaille depuis plusieurs années au déploiement de la fibre optique en Cisjordanie. Le lancement de la 3e phase de ce grand projet est stoppé net par un assassinat.

Cette série, entre thriller, récit politique et d'espionnage, traite du conflit israélo-palestinien à travers le destin d'une famille israélienne richissime et meurtrie œuvrant pour la paix. La construction de ce récit plutôt complexe est astucieuse. Les éléments de compréhension des personnages et des enjeux sont distillés à un rythme lent mais dans un ordre qui maintient tout notre intérêt. La réalisation est très soignée. La beauté de la photographie, l'intelligence du cadrage, le montage qui laisse le temps aux détails et aux silences donnent à cette série une atmosphère à la fois terrifiante et envoûtante. L'interprétation remarquable des principaux interprètes, Maggie Gyllenhaal et Stephen Réa en tête, achève de nous captiver.

A voir sur Arte.

Voir les commentaires

Dans les années 80, Elisabeth (Charlotte Gainsbourg, parfaite) vient d'être quittée par son mari. Avec ses deux enfants, Mathias et Judith, adolescent et jeune adulte, elle apprend une nouvelle vie.

Michael Hers poursuit, dans cette chronique d'une famille et d'une époque, son étude de la reconstruction après la perte d'un être aimé, entamée avec Ce sentiment de l'été et Amanda.

Le réalisateur place ses protagonistes dans les années 80 qu'il restitue à l'aide d'images, de musiques et de références de l'époque. Y glissant un hommage appuyé à Pascale Ogier, notamment via le personnage fragile interprété par Noée Abita (très bien) dont les grands yeux noirs, la voix douce et l'air éthéré évoquent d'emblée l'actrice des Nuits de la pleine lune et du Pont du Nord que Talulah, Mathias et Judith vont voir au cinéma.

Le sujet de la perte rebondi ici de toute part, chacun des protagonistes en étant touché à un moment de cette histoire. Et on y perçoit également la mélancolie et un certain romantisme du réalisateur pour cette époque perdue. Il parvient cette fois encore, par petites touches, à emporter le spectateur au plus près des émotions de ses héros.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog