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exposition

P1000937Monumenta, pour la quatrième année consécutive, met un artiste au défi de créer une oeuvre capable d'occuper la nef du Grand Palais, espace grandiose par son gigantisme et sa beauté. 

Cette année c'est Anish Kapoor qui prend possession des lieux avec Léviathan.  

L'accés à la nef se fait par un sas qui vous propulse au coeur de l'oeuvre. Ce qui saisie d'abord c'est la chaleur, l'obscurité puis la couleur rouge-orangée et enfin la grandeur de l'espace. La matière est étrange, comme la peau d'un ventre ou le nylon d'une mongolfière. La sensation est curieuse. C'est surprenant, inédit, mais finalement plus étonnant P1000963que touchant. La curiosité nous emmène assez vite vers l'extérieur pour comprendre à qui appartient ce ventre immense. Là on découvre une sorte d'animal étrange fait de 3 sphéres énormes qui occupent toute la nef. Comme échouée, l'oeuvre de couleur prune semble oppressée dans cet espace trop petit pour elle. Si le monstre voulait seulement se retourner la verrière serait balayée. Le gigantisme de l'oeuvre est impressionnant. On se rend compte qu'une seule des sphères est accessible de l'intérieur, on s'interroge sur le sens de l'oeuvre puis très vite c'est la prouesse technique qui occupe les esprits. 35m de haut, 10701kg, l'oeuvre de 72000m3 est en textile, mélange de polyester et de PVC. C'est l'air pulsé qui lui a donné sa forme définitive. La moindre fuite et l'oeuvre disparait. Alors nous vient l'envie de revoir le monstre de l'intérieur.

Jusqu'au 23 juin 2011 - entrée 5€.

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affiche_orient_des_femmes.jpgLe musée du quai Branly présente, jusqu'au 15 mai, l'exposition l'orient des femmes. Christian Lacroix  est le directeur artistique de cette présentation de 150 costumes et parures du Proche Orient. Tenues traditionnelles anciennes (depuis la fin du 19ième) et d'aujourd'hui se cotoient dans une curieuse scénographie. Elle consiste à nous présenter toutes ces tenues de la même façon : les costumes sont suspendus grâce à une barre noire passée dans les manches. Seuls 3-4 mannequins "cassent" cette monotonie. A cette présentation désincarnée et lugubre, les femmes de l'orient manquent cruellement. Seule une ancienne vidéo de 2 minutes, étonnante et sympathique, met en scène une femme souriante nous montrant l'art d'enrouler les manches et de plier l'étoffe d'une robe pour la porter comme il faut.

Au plaisir de cette vidéo, s'ajoutent la qualité des broderies et des couleurs.

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La halle Saint-Pierre expose, jusqu'au 26 août, une petite partie de l'énorme collection de Charlotte Zander. Sur les 4000 oeuvres et 400 artistes que compte cette collection privée, la halle nous présente 49 artistes et une centaine d'oeuvres réunis sous le nom d'Art brut. Parmi des tatouages, des sculptures de bric et de broc, des oeuvres tendance ethniques et d'art naïf, on remarque particulièrement une dizaine de tableaux de Bauchand, deux petites toiles du Douanier Rousseau dont une particulièrement belle et la présence de Séraphine de Senlis. Quatre de ses tableaux sont exposés dont "le cerisier" particulièrement hypnotiques. L'ensemble moins à mon goût offre tout de même le plaisir de la découverte et de l'étonnement.

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michal-Batory.jpgLe musée des Arts Décoratifs expose Michal Batory, affichiste toujours en activité.

L'exposition s'ouvre sur une première salle-atelier. Dans une installation au départ un peu déroutante et qui s'avère très vite ludique et intelligente, on découvre le travail de création et la démarche artistique de l'affichiste à l'imagination débordante.

Batory ne donne pas dans le figuratif. Il préfère le surréalisme qui interpelle et laisse place à la réflexion.

Une démarche prédominante de son travail consiste à associer deux objets qui à priori n'ont rien en commun, pour en créer un troisième qui parlera aux "lecteurs-spectateurs" de l'affiche. Car les oeuvres de Batory sont avant tout des objets à but publicitaire pour des événements essentiellement culturels.

Ainsi, l'exposition présente une centaines d'affiches commandées par le théâtre de Chaillot, celui de la Coline, l'IRCAM, le Centre Pompidou... mais aussi des couvertures de livres (ceux de Coehlo) et de CD. L'ensemble est esthétiquement agréable, souvent surprenant, drôle et poétique.

 

Pour découvrir le travail de Michal Batory cliquez ici link

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chez_mondrian_-paris_1926-.jpgLe musée du Jeu de Paume consacre une impressionnante rétrospective à André Kertesz, photographe hongrois ayant exercé dans son pays natal, à Paris ainsi qu'à New-York.

C'est pas moins de 300 de ses clichés, réalisés entre 1912 et 1985, qui sont présentés de façon chronologique. L'exposition débute par de minuscules photographies privées et se termine par des polaroïdes couleurs magnifiques. Entre deux, des clichés d'un noir et blanc d'une grande beauté, tant par ce qu'ils montrent dans un cadrage au millimètre que par une qualité de dégradé de gris exceptionnelle. Le noir et blanc est ici si riche qu'il en devient couleur. Kertesz joue sans cesse avec les ombres et les reflets et a le génie de figer son quotidien en des images d'une grande poésie.

Rarement, la rétrospective de l'oeuvre d'un photographe n'a présenté autant de chefs d'oeuvre. Chaque cliché interpelle par sa beauté plastique, l' originalité de son regard et l'émotion qui s'en dégage. 

On sort de l'exposition ému par ce beau voyage.

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