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exposition

mondrian.jpgLe Centre Pompidou présente, jusqu'au 21 mars, le travail de Pet Mondrian et de Stijl, Mondrian ayant été un des grands acteurs de ce mouvement d'avant garde.

La  scénographie propose tout d'abord, les oeuvres de Mondrian accompagnées par quelques unes de Theo Van Doesburg et Gerrit Rietveld puis uniquement des oeuvres de Mondrian pour se clôturer sur le mouvement de Stilj. Du coup, on ne comprend pas très bien l'intérêt d'une exposition sur ces deux sujets que la mise en place, finalement, ne mêle jamais vraiment.

Sorti de cette incompréhension, il reste la surprise de découvrir que les toiles de Mondrian présentent une peinture (à l'huile) passée, qui bave un peu, la satisfaction de connaître un peu mieux l'oeuvre du peintre et la confirmation que c'est sympa mais bon...

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    Parfois,

 

    quand on ne comprend pas,

 

    mieux vaut se taire...

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DSCN1691.JPGChristian Boltanski présente sous la nef du Grand Palais une oeuvre-installation spécialement conçue pour le lieu, commme l'exige Monumenta.
Avec "Personnes" Boltanski propose au public d'entrer dans l'oeuvre, au spectateur de participer à l'expérience artistique.
La nef dans son intégralité a été investie. L'oeuvre de Boltanski est partout. Elle occupe l'ensemble de l'espace, qu'il soit  visuel, atmosphérique et sonore. Et le spectateur se déplace au grés de ses envies.

On peut interpréter l'oeuvre à l'infini, tant les références vous assaillent, tant Boltanski souhaite laisser libre interprétation aux visiteurs. Ce qui l'importe c'est le ressenti, l'émotion que crée son oeuvre sur le public, quelle que soit cette émotion.

Pour moi, "Personnes" se divise en trois parties. La première, à l'entrée de la nef est un mur de vieilles boites à biscuits rouillées. Des boites en métal qui pourraient contenir d'anciennes photos, des souvenirs divers, des bricoles-jouets d'enfants, des boites gardiennes d'un passé, des boites Mémoire.
Derrière le mur, on découvre, au sol, 69 rectangles éclairés par des néons bas DSCN1679.JPGet recouverts de vêtements posés à plats, entourés chacun de 4 poteaux métalliques dont les enceintes émettent le son de battements de coeur. Ils représentent les Hommes, une certaine précarité, la vie, peut-être menacée, en sursis.
Plus loin au fond, une montagne de vêtements immense dont quelques pièces sont saisies par une pince mécanique qu'elle relâche aussitôt (normalement car malheureusement la grue ne fonctionnait plus ce dimanche...). Elle représente la mort qui vient frapper au hasard.
Alors, est-ce le métal des boites de biscuits qui me renvoit 70ans en hier, est-ce les néons bas et blafards qui m'évoquent des interrogatoires, est-ce les sons des battements de coeur dans lesquels j'ai cru percevoir des bruits de trains, est-ce le tas de vêtements qui ...., toujours est-il que "Personnes" m'a avant tout et instantanément renvoyée à l'holocauste. Comme une évidence.

Sans doute, certains y verront tout autres choses, y percevront des drâmes différents ou plus généralement "Personnes" leur évoquera le cycle de la Vie ou encore, dans un autre genre avec tous ces vêtements, ils y reconnaitront u
ne condamnation de la société de consommation...
En tous cas, cette immense installation ne laisse pas indifférent.


PS : une visite de nuit doit s'en doute augmenter les sensations ressenties.

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DSCN1445.JPGLe musée des Arts Décoratifs propose jusqu'au 9 mai 2010, une exposition célébrant les 35 ans de mon meilleur ami d'enfance, Playmobil.
L'exposition retrace l'histoire de ce personnage de 7,5cm de haut et présente sous vitrine Playmobil dans ses différents "costumes" et ce dans les différentes versions proposées entre 1974 et 2010.
L'occasion pour les vieux de la vieille de revoir l'infirmière avec le fauteuil roulant (créé en 1976), le chef indien et son cheval (1975), le chevalier (1974) mais aussi tous ceux avec lesquels nous n'avons pu jouer parce qu'il y a un âge où malheureusment il faut savoir arrêter...
L'amour XXL qu'on a pu porter à ce petit personnage remonte vite à la surface à la vue de toutes ces possibilités de jeu et de création d'histoire.
Malheureusement, la scénographie mise en place n'est pas du tout à la hauteur de la richesse de cet univers.
A l'exception de la vitrine dédiée au cirque (voir photo), la présentation ressemble fort à celle d'un rayon spécialisé (même pas en période de Noël).

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EXP-SOULAGES.jpgBeaubourg présente jusqu'au 8 mars le travail de Pierre Soulages à travers une centaine de ses oeuvres représentant 60 ans de travail (Soulages a 90ans).
Soulages est souvent présenté comme le peintre "du noir et de la lumière". En voyant ses oeuvres dans les bouquins, pour le noir j'avais bien compris, mais pour la lumière c'était moins clair, si je peux dire.
L'exposition chronologique débute par des brous de noix très sympa, des goudrons sur verre puis des huiles sur lesquelles déjà le noir domine, n'est pas seul mais prend de plus en plus de place au fur et à mesure que les années passent.
Ensuite, à partir de 1979, viennent les oeuvres de la période "Outrenoir". L'"Outrenoir" c'est l'association du noir et de la lumière et c'est assez captivant.

Ces toiles, monochromes noires, sont peintes de telle façon qu'elles reflêtent la lumière chacunes de façon originale. Le noir n'est plus vraiment sombre, il éclaire. Il n'est plus vraiment seul sur la toile, il cohabite avec la lumière. Soulages jouent avec les épaisseurs, les coups de pinceau ou de couteau, les sens de pose. Ces toiles hypnotisent et fascinent.
   
Les toiles de Soulages sont à voir en vrai. Au réel seul, elles prennent leur véritable dimension.

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