La cinémathèque présente jusqu'au 2 août une exposition consacrée à Jacques Tati.
Drôle, ludique et très graphique, l'exposition est particulièrement fidèle à l'univers du cinéaste.
La scénographie créée par Macha Makeïeff extrêmement coloréedonne la part belle à"Mon Oncle" et "Play Time" dont les identités visuelles sont sans doute plus marquées que dans les autres films.
Des écrans proposentdes itw de Tati, les meilleurs gags issus de ses films mais aussi des extraits des films des maîtres du burlesque qui ont influencé son travail.
Les objets les plus emblématiques utilisés dans ses films sont aussi présents ainsi que l'Oscar reçu pour "Mon Oncle" et le César remis pour l'ensemble de son oeuvre.
Le tout est parfaitement orchestré dans une ambiance féérique. Les visiteurs se croisent un sourire XXL aux lèvres.
Seul bémol, l'absence d'espace laissé au son, acteur fondamental de l'oeuvre de Tati.
Un auditorium présentant le travail de fourmi qu'effectué Tati dans la recherche du meilleur "bruit" aurait été bien venu.
"Jacques Tati, deux temps, trois mouvements" n'en est pas moins une exposition enchanteresse qui raviera les fans.
Pour les autres ce sera l'occasion de découvrir de façon ludique le travail d'un artiste incroyablement inventif et drôle.
* On s'interroge sur la réaction de Jacques Tati, chroniqueur génial du ridicule dans nos sociétés, face à la bêtise de la régie publicitaire de la RATP et de la SNCF qui ont remplacé sur l'affiche de l'exposition la célèbre pipe de Monsieur Hulot par un moulin à vent...

Le musée d'Art Moderne présente une exposition très riche (compter deux heures de visite), découpées en trois parties :
"La vente du siècle", Brancussi, Picasso, Mondrian, Léger, émaux vénitiens, mobilier art Déco...
Le projet "6 milliards d'autres" a nécessité six reporters qui pendant 4 ans de tournage ont posé leurs caméras dans 75 pays. Objectif : interviewer 5000 personnes, dans 43 langues différentes, et enregistrer leurs réponses personnelles aux 40 mêmes questions. Cela donne en tout 3500 heures filmées dont 20 heures sont projetées dans le cadre de l’exposition au Grand Palais.