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Dans le cadre de l'exposition Mythologies Américaines, la Bourse du Commerce présente une rétrospective dédiée  à Mike Kelley. Artiste américain du XXe et XXIe siècle, il est l'un des premiers à s'être ouvert à toutes les formes d'art (musicien, performeur, peintre, dessinateur, sculpteur, vidéaste). Ses œuvres, bien barrées, drôles ou effrayantes, occupent la plus grande partie des espaces dont la rotonde où est installée l'œuvre la plus plaisante.

Créée entre 2005 et 2009, Mike Kelley y présente un ensemble de villes en résine translucide  colorée, inspirées de Kandor, la ville de Superman sur la planète Krypton. On y retrouve aussi des cloches en verre rappelant celle sous laquelle se trouve Kandor sauvée par Superman. L'installation, dans laquelle sont également projetées des vidéos et du son, est plongée dans le noir et placée dans un cylindre rappelant celui créé pour le bâtiment par Tadao Ando. Nostalgie de ses racines inaccessibles, déformation d'un souvenir qui efface ou transforme (la ville n'est jamais la même) les interprétations sont nombreuses.

"Kandor est une image d'un temps qui n'a jamais été. Une ville utopique d'un futur qui n'est jamais arrivé." Mike Kelley

Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection
Mike Kelley à la Bourse du Commerce - Pinault Collection

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De 1988 à 2018, un violeur en série agresse des femmes dans le Nord de la France et en Belgique.

Jean-Xavier de Lestrade, qui a déjà réalisé de remarquables documentaires ou séries sur des affaires criminelles, développe celle-ci en 6 épisodes.

Pas de suspens, le coupable, "le violeur de la Sambre", est désigné dès le départ et fait partie des personnages que l'ont suit dans leur évolution au fil des années. Ici, ce qui importe c'est l'impact de ces viols sur les victimes, leur vie, leur famille, sur la ville et les personnes qui travaillent sur l'affaire. Le réalisateur assure être resté au plus près de la réalité, les faits les plus effarants dont une certaine désinvolture de la police sont bien réels.

Chaque épisode se concentre sur un personnage clé de l'affaire, première victime présumée, juge, maire, chercheuse, policier, criminel offrant un angle de vue différent, déplaçant l'effroi. Tous les personnages principaux et secondaires sont incarnés par d'excellents comédiens dont Alix Poisson, Julien Frisson, Noémie Lvovsky, Clémence Poesy, Olivier Gourmet... pour les plus connus.

A voir sur France.tv

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Le 1er mars 2016, Carole Achach, photographe de plateau et romancière, se suicide à l'âge de 63 ans, laissant à sa fille, Mona, des caisses de photos, de carnets intimes et d'enregistrements.

Mona Achach nous plonge dans la vie de sa mère Carole, de sa grand-mère Monique Lange et des hommes qu'elles ont côtoyés, amis, amants, maris, se nommant, curieusement tous (ou presque) Jean comme Jean Genêt, protagoniste clé. Des hommes, tous au mieux lâches, au pires pervers, dont Monique, Carole et Mona ont subi les violences, comme une malédiction familiale inévitable.

Pour dessiner le portrait de sa mère, expliquer son suicide et mettre fin à cette malédiction, Mona Achach met en place un processus de création complexe sur le papier mais d'une grande maîtrise formelle, mêlant archives photographiques et sonores. et reproductions vidéos.

Dans un vaste espace servant de studio sont affichées une multitudes de photos, sont reproduit le bureau de Carole et une brasserie où elle interview les connaissances de Monique et est placé à vue un écran de projection pour le tournage des scènes extérieures.

Au coeur de ce dispositif, Marion Cotillard, filmée à la fois en Marion jouant Carole et disparaissant totalement pour n'être que Carole. Mona Achach mixe ainsi processus de travail et fiction, passant subtilement de l'un à l'autre sans jamais perdre le spectateur. Jouant en playback sur les enregistrements vocaux de Carole ou s'appropriant ses écrits en transformant sa voix, Marion Cotillard semble habitée par cette femme complexe entre dureté et souffrance. Les superlatifs semblent vains pour décrire la puissance de cette incarnation. Face à Mona, Carole réapparaît comme pour un réconciliation post-mortem.

Little girl blue est ainsi un film remarquable, par l'intelligence de sa conception, par l'intensité de son récit et par la puissance de son incarnation.

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1928, Violet, la Comtesse Douairière, hérite du comte de Montmirail d'une villa près de Toulon en France. Alors qu'une partie de la famille prend la route pour la côte d'Azur, une équipe de cinéma vient tourner à Downton Abbey.

Le premier long métrage tiré de la série était totalement raté. Contre toute attente, ce second opus est bien plus réussi. Le récit adopte également un rythme soutenu. On retrouve les dialogues piquants et drôles qui faisaient le sel de la série. La famille Crawley et ses domestiques sont à nouveau les témoins de l'avènement de nouvelles inventions qui font le monde moderne. Ici, il est surtout question de cinéma, avec une amusante mise en abîme, et à la fin du muet et de certains de ses comédiens, une référence évidente à Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly. Si le film pêche c'est lorsqu'il se drape de façon trop chargée de drame.

Le film est aussi l'occasion de voir une des dernières interprétations de la génialissime Maggie Smith.

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Azzeddine Ahmed Chaouch se penche sur le rapport de la société française, et particulièrement dans sa pop culture, à sa population d'origine arabe.

A travers l'image véhiculée par la télévision (et par extension, la musique, les comiques et le sport) depuis les années 80, il conte l'évolution de la "réputation" des arabes au fil de l'avènement de personnalités culturelles (Smaïn, Rachid Arab, Rachid Taha, Faudel, Djamel, Tahar Rahim...), sportives (Zinedine Zidane et la France Black,Blanc, Beur...) et d'événements (attentats du 11 septembre 2001...).

Melha Bedia, Ramzy Bedia, Rachida Dati, Hakim Ben Amer, Morald Chibout, Mehdi Charge, Naima Yahid, Nesrine Slaoui,...  témoignent de cette position de français arabe de France, des préjugés auxquels ils ont fait face, de leurs doutes sur leur légitimité, des périodes de popularité...

Ce documentaire, entre histoire de l'immigration, pop culture et séquences clinquantes et familières, oscille entre sérieux et anecdotes. Dans cet équilibre précaire, il s'avère curieusement à la fois intéressant, drôle et émouvant. 

A voir en Replay sur TMC.

 

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