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Marguerite termine sa thèse en mathématiques à l'ENS. Alors qu'elle présente ses travaux, une erreur remet en cause tout son travail. Elle quitte l'ENS et se lance dans la vie.

Le film vaut par l'originalité de son héroïne, de son environnement et de sa quête jusqu'à la folie. Ella Rumpf est parfaite dans ce rôle de scientifique obsédée par ses recherches, associable par nature, qui tente de s'ouvrir aux autres.

Malgré cela, le récit offre peu de surprises et ennuie parfois.

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1939, Henri Groues quitte à contre coeur, pour question de santé fragile, l´ordre des Capucins. Bientôt arrivent la guerre puis la résistance, et le pseudonyme d'abbé Pierre, puis la députation, puis la création d´Emmaus avec Lucie Coutaz.

A l´issue de la projection, ce qui marque :

1- La réalisation. Elle semble être totalement décorrélée de son sujet et des moments qu'elle est censée conter. Incohérente, en roue libre, elle enchaîne les "styles", tentant à l'occasion l'immersion, la caméra plonge, ne cadre plus rien, ou une oreille pour être au plus près. Mais au plus près de quoi ? Sans grâce, ni finesse, elle est de plus surlignée par une musique omniprésente. Le montage à l'avenant sabote régulièrement le travail des comédiens. S'ajoute l'intégration d'images d'archives choisies on ne sait comment tant elles n'apportent rien. La liste est longue...

2- Le scénario. Le récit est écrit à la truelle. Tellier  conte les évènements soit au pas de course, expédiés, soit choisi de s'appesantir, sans jamais vraiment parvenir à communiquer l'émotion, à approcher de la complexité de l'homme. Quant au personnage de Lucie Coutaz, il est survolé. La partition confiée à Emmanuelle Bercot est bien trop faible pour que et la comédienne et l'amie fidèle de l'abbé soient présentées à leur juste valeur.

3- Benjamin Lavernhe. Il est définitivement un très grand comédien. Au théâtre comme sur grand écran, il impressionne. Ici, la puissance, la délicatesse, toutes deux déployées dans le soucis d'une grande justesse, saisissent. Même le maquillage parfois un peu trop chargé, même la réalisation ratée et le récit à l'emporte pièce ne peuvent rien contre ce talent.

Conter une vie aussi riche, dresser le portrait d'une personnalité aussi complexe n'est pas chose aisée. Il faut avoir un minimum de talent et dans ce domaine Benjamin Lavernhe est ici bien seul.

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Sophie et Jean-Philippe hésitent à partir en voyage pour sauver leur couple. Est-ce une bonne idée ? Qui gardera le petit ? Où partir ? Sentiers de l'Aubrac ? Espagne ? Italie ?

Ce Voyages en Italie ressemble souvent aux films de vacances et de famille, montrant un quotidien ordinaire, auxquels on aurait ajouté la tronche rigolote d'un Philippe Katerine angoissé et l'allure perchée de Sophie Letourneur, ainsi que des dialogues et des situations cocasses. La première partie se déroule à Paris, le couple hésitant à se lancer dans ce voyage de 4 jours. Ensuite, se déroule le voyage de façon un peu bancal. Dans la dernière partie, le couple se remémore leur dernier jour de voyage et c'est en se racontant tous les deux cette journée que leur complicité renait.

Ça pourrait être d'un ennui abyssal. C'est très drôle.

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Alors que David Rousseau, auteur de polars, se rend à Mouthe, à la demande du Père Giovanni qui a une révélation à lui faire, les gendarmes de la ville découvrent une oreille dans la neige.

Gérald Hustache-Mathieu adapte et transforme son film Poupoupidou sorti en 2011 en série de 6 épisodes.

Il conserve ses deux héros, l'écrivain David Rousseau et le gendarme Louveteau (ex Leloup) et surtout son personnage principal qu'est la ville de Mouthe, ville la plus froide de France. On retrouve ainsi l'ambiance si particulière des paysages enneigés du Doubs, qui semblent isoler de tout, de l'agitation et du bruit, à la fois coccon et piège. Le scénario tout en conservant l'esprit du film présente une part de réécriture importante, offrant un autre récit à la fois familier et nouveau. Le crime unique du film se fait ici en série et les victimes ont moins d'importance que le tueur. La part burlesque, peu présente dans la version cinématographique, est ici prégnante.

Le réalisateur fait, à nouveau, appel à Jean-Paul Rouve et Guillaume Gouix, qui reprennent leurs rôles et leur tandem. Ils sont tous les deux excellents,

A voir sur Arte.tv

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La journaliste Mademoiselle Pove et son cameraman Gus suivent la campagne de Pierre-Henri Mercier le candidat à l'élection présidentielle du parti ultra-libéral. Ils découvrent que celui-ci veut une fois élu appliquer un tout autre programme que celui que ses puissants soutien financier attendent de lui.

Autant le dire tout de suite, on a connu Albert Dupontel bien plus et bien mieux inspiré. Ici, l'idée de départ de la duplicité du candidat était séduisante et offrait de nombreuses pistes de traitement, plus ou moins militant, sur la politique et les médias. Mais ce n'est finalement pas le sujet qui semble intéresser Dupontel. Il nous plonge dans des histoires de famille alambiquées alourdissant son récit qui perd cohérence et lisibilité et s'échoue dans un sentimentalisme gnangnan. Le scénario déçoit donc.

Esthétiquement, Albert Dupontel semble s'être emparé de toutes les technologies qui s'offrent à un réalisateur, multipliant les effets spéciaux rarement heureux, virevoltant à la Lelouch autour de ses comédiens. Des choix que l'on jugera au mieux curieux mais plus souvent moches.

Au milieu de tout cela, trois comédiens, Albert Dupontel, très bien, mais surtout Cécile de France et François Marié qui bénéficient des meilleurs rôles et réparties. Leur duo est hilarant. Le film est sauvé du ratage total par leur partition et leur excellente interprétation.

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