Dans les années 70, près de Détroit, cinq soeurs adolescentes élevées dans une famille catholique dirigée par une mère rigide, fascinent les garçons du quartier.
L'originalité du récit réside dans le choix de ses conteurs. Ce sont les garçons du quartier et du lycée qui racontent l'histoire des sœurs Lisbon. Cela donne un film fait d'anecdotes, de fantasmes, de sensations et de souvenirs précis. L'entame du récit place d'emblée le spectateur dans une ambiance étrange entre plaisir produit par un teen movie et effrois du drame antique. Ainsi, Virgin Suicides séduit autant qu'il glace le sang.
Trois ans après l'assassinat de onze personnes dans une entreprise par un forcené, le procès de la firme fabricant de l'arme va débuter. Mais le lobby des armes ne compte pas laisser un jury populaire décider d'un verdict qui pourrait nuire à la liberté de port d'armes et à leurs affaires.
Tiré d'un livre de John Grisham, le film vaut surtout pour son scénario particulièrement bien ficelé. Il méritait mieux que cette photographie assez moche et cette réalisation sans grâce, typiques d'une grosse machine hollywoodienne livrée à un réalisateur sans sens artistique. .
Côté interprétation, tandis que Gene Hackman en fait des tonnes, Dustin Hoffmanest est sous exploité. John Cusak et Rachel Weisz les vrais héros de l'histoire sont parfaits.
Dans l'Alsace enneigée, Victorien, vagabond bohème, découvre un bus arrêté sur le bord de la route, à son bord une cinquantaine de personnes mortes assises sur leur siège. Il dépouille les morts et s'enfuit.
Peut-être le meilleur Mocky. Il adapte ici le livre de Malcom Bosse The man who loved zoos, et propose un hommage au cinéma d'Hitchcock avec plus d'humour. Pour son 26e film, le réalisateur bénéficie d'un vrai budget. Il déploie un film au scénario et à la réalisation maîtrisés et tourne pour la première fois avec Catherine Deneuve toujours partante pour les aventures cinématographiques. A ses côtés, les excellents Richard Bohringer, Pierre Arditi, Tom Novembre, Sylvie Jolie, Dominique Lavanant (César du meilleur second rôle) et Kristin Scott Thomas.
Betty accueille Margot sa mère pour quelques jours. Celle-ci est atteinte d'une maladie mentale qui la pousse parfois à des gestes de violence.
Dans ce film, tous les personnages dessinés à gros traits sont terriblement caricaturaux et borderline. Ainsi, tout le monde semble aussi cinglé que Margot. Le récit déjà totalement irréaliste en devient encore plus indigeste.
La présence de Sandrine Kiberlain, Roschdy Zem, Nicole Garcia et Édouard Baer n'y change rien.
La femme de Victor, conseiller financier, vient de le quitter, le laissant seul avec les enfants. Le même jour, il est licencié. Alors qu'il cherche une épaule amie pour s'épancher, il est confronté à l'indifférence générale.
Ce film renferme au moins trois scènes devenues cultes : le monologue de Maria Pacôme qui envoie bouler ses deux grands enfants et son.mari après trente ans de bons et loyaux services, une tirade de Zabou à son amoureux sur son besoin d'indépendance et le discours de Patrick Timsit alias Michou expliquant à Didier Flamand, député socialiste, pourquoi il est plus difficile de ne pas être raciste quand on vit à Saint Denis, auxquels on peut ajouter une 4e scène bien se tie : le manifeste des deux ados sur la malbouffe qui tue les hommes et la planète.
Coline Serreau fait le portrait au vitriol d'une certaine France des années 90. Égoïsme, repli sur soi, gauche caviar, racisme ordinaire, mépris de classe... tout cela avec une verve d'une grande efficacité.
C'est extrêmement drôle et merveilleusement bien interprété des premiers rôles ( Vincent Lindon, Patrick Timsit, Zabou Breitman, Michèle Laroque...) aux seconds (Maria Pacôme , Yves Robert, Annick Alane, Didier Flamand, Jacques Frantz, Nanou Garcia, Clotilde Mollet...). Le récit va à toute vitesse enchaînant les scènes drolatiques à un rythme soutenu et ménageant qu'à trois reprises des respirations laissant l'émotion s'exprimer. Le montage millimétré participe à rendre efficace chaque scène.
Un film qui, 10 ans après sa sortie, n'a pas pris une ride bien au contraire.