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Sur Le Jauréguiberry, un navire militaire d'assistance, le médecin et le commandant échangent leurs souvenirs sur le lieutenant de Willsdorff, ancien compagnon d'armes qu'ils ont côtoyé lors des guerres d'Indochine et d'Algérie. Le commandant a accepté cette mission dans l'espoir de revoir Willsdorff, aujourd'hui pêcheur sur un chalutier au large de Terre Neuve.

Le portrait du lieutenant comme celui du commandant se dessinent au fil des échanges entre les marins marqués par leurs rencontres avec Willdorff. Le personnage de Willsdorff est inspiré de l'histoire du lieutenant Pierre Guillaume. Le messages du film sont assez difficiles à identifier. La mystification du personnage de Willsdorff interroge sur la psychologie de ses hommes. On peut penser qu'il s'agit d'un hommage au sacrifice (l'évocation d'Onoda en entrée de film est une piste), au sens du devoir et de l'honneur, un film sur l'orgueil, l'amitié, le poids de la parole donnée et, on l'espère aussi, sur la folie des guerres coloniales. 

L'ambiance générale du film est très impressionnante, tout comme les prestations de Jean Rochefort, Claude Rich, Jacques Perrin et Jacques Dufilho.

César 2018 du meilleur comédien pour Jean Rochefort, du meilleur seconde rôle pour Jacques Dufilho et de la meilleure photographie pour Raoul Coutard.

Année de sortie en salle : 1977

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En 1956, 10 ans après la seconde guerre mondiale, Alain Resnais se rend dans les camps de concentration. Pour relater l'horreur qui s'y déroulait, pour rendre hommage aux déportés, pour essayer de comprendre, il mêle ses images en couleurs des camps abandonnés à de nombreuses images d'archives dans leur violence extrême prises par les SS ou par les alliés à la libération des camps.

En voix off, sur un ton crépusculaire, Michel Bouquet explique les convois, la sélection, l'organisation du camp, le calvaire des déportés, la perversité des punitions, les expérimentations, le recyclage des corps et semble nous dire que la bête immonde n'est sans doute malheureusement pas morte.

D'une durée de 30 minutes, Nuit et Brouillard est le premier témoignage artistique et frontal de ce que fut l'horreur de l'Holocauste.

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Forrest Gump, originaire d'Alabama, assis sur un banc, raconte à des inconnus son incroyable existence.

"La vie est comme une boîte de chocolat : on ne sait jamais sur quoi on va tomber", cette réplique devenue culte qui ouvre le film résume parfaitement la vie de Forrest Gump qui traverse et pose son regard innocent sur l'histoire des États-Unis du 20e siècle. Du déhanchement décadant d'Elvis Presley à John Lennon, de Wallace aux Kennedy, de la guerre du Vietnam aux black Panthers, de l'amour libre des beatnik au SIDA, du football américain au ping-pong, des crevettiers à Apple, tout cela au rythme des assassinats ou tentatives d'assassinats des présidents, Forrest, sa bonté et ses 70 de QI traversent la vie avec un succès insolent, sorte d'american dream idéal. En parallèle, on suit le parcours de Jenny, son amie d'enfance, victime d'inceste, pour qui la vie ne sera jamais facile et qui représente une autre vision de l'Amérique.

Le film est à la fois très drôle (humour noir compris), tendre et émouvant. On a beau l'avoir déjà vu 10 fois, il fonctionne toujours autant. Tom Hanks marque et a été marqué par le rôle à jamais. Robin Wright, Sally Field et Gary Sinise sont également excellents.

Forrest continue de courir pour notre plus grand plaisir.

Modifié le 23 février 2026 :  A voir en replay sur TF1+

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Au début du XXe siècle, dans le Montana, Norman et Paul, fils de pasteur, grandissent entre enseignement à domicile et pêche au lancer.

Le film est adapté d'une nouvelle autobiographique de Norman Maclaen. Nommé lors de nombreuses remises de prix, il ne reçu "que" l'Oscar de la photographie (Philippe Rousselot).

Les images sont très belle, l'histoire plaisante, le film est agréable. Il aurait pu être plus passionnant avec un comédien principal, Norman, plus charismatique. Craig Sheffer est un peu fade dans le rôle du narrateur. Il pâtit de la présence lumineuse de Brad Pitt dans le rôle de Paul. Dès qu'il apparaît le film prend une autre dimension. Certes, Paul est le vrai héros du film, mais l'écart de puissance entre les deux comédiens est trop important.

Date de sortie : 1993

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Giovanni, psychanalyste, Paola, éditrice, et leurs deux enfants adolescents, Andréa et Irène, vivent heureux. Jusqu'au jour où Andréa est victime d'un accident de plongée.

Emouvant sans être larmoyant, La chambre du fils a été conçu, tant dans le dessin de ses personnages, dans l'écriture de son scénario et de ses dialogues que dans sa réalisation, sous le signe de la délicatesse.

Un des plus beaux films sur le deuil. 

Palme d'Or à Cannes 2021.

 

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